CHAPITRE XVII
la machine pneumatique : en faisant promptement le v ide , la raréfaction agit sur la respiration ayant que l'évaporation ou F altération des proportions de l'air produise des effets sensibles. On y voit alors la faiblesse du Corps , l'accélération de la respiration qui entraîne celle de la circulation. Ces symptômes ne sont pas compliqués dans ce cas , comme dans l'ascension des montagnes , de ceux qui proyiennent d'une fatigue excessive et d'autres causes.
Il s'agit maintenant de déterminer si ces symptômes sont réellement dus k la raréfaction de l'air qui borne la respiration. On ne saurait raréfier ce fluide dans la machine pneumatique sans diminuer son élasticité , oe qui équivaut à une diminution de pression , et les phénomènes que présentent les animaux pourront provenir d* l'une ou l'autre cuise» ou de la réunion des deux. Supposons d'abord que chacune ait ses phénomènes propres , et voyons ce qui résulte de la respiration bornée dans les cas où la diminution de pression est nulle. Si l'on met un animal à sang chaud dans une quantité limitée d'air , soit qu'oïl y laisse l'acide carbonique qu'il produit, soit qu'on l'absorbe en ayant soin d'entretenir sensiblement la même pression , on observe les mêmes effets généraux que nous avons rapportés à la raréfaction de l'air. Or > comme ces divers moyens agissent en bornant la respiration , les effets communs doivent être attribués à cette cause. Quand
même la diminution de pression agirait ~ dans le même sens, toujours est - il vrai de dire que le gçnre de phénomènes que nous avons décrits se rapporte à la raréfaction de l'air : seulement leur intensité serait accrue par le concours d'une autre . Cause.
^J II est un symptôme lié avec la respiration bornée par Ja raréfaction de l'air qui ne me parait pas avQir attiré l'attention ,• ou avoir été envisagé sous ce point de vue : il s'agit de la disposition au vomissement. Pour en juger , il convient de choisir des animaux à sang chaud , . chez qui le vomissement est déterminé avec le plus de facilité : tels sont les oiseaux fie petites espèces, comme les jbruans , les moineaux , les pinçons , etc. La raréfaction de l'air , portée assez loin, produit cet effet sur un grand nombre d'individus , et ce qui prouve qu'il se rapporte à la respiration bornée , .c'est qu'il a lieu de quelque manière qu'on limite l'étendue de cette fonction par d'autres modifications de l'air.
Il est facile . maintenant de rapporter à leur cause respective plusieurs phénomènes que Ton a observés chez l'homme lorsqu'il s'est élevé à de grandes hauteurs , soit sur des montagnes , soit dans des ballons. Si la disposition au vomissement a été peu observée dans ces circonstances , ii est des personnes qui l'ont éprouvée, et j'ai été convaincu par leur récit qu'elle tenait à la même condition qui se développe chez les animaux que