‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 18 sur 206 · CHAPITRE I. 2t · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 2t

sui les animaux vivans dans des corps solides, qui paraissaient de singulières exceptions à la nécesséie de l'air pour l'entretien de la vie, se concilient parfaitement avec elle.

Mais il reste à savoir comment la vie de ces animaux peut avoir une plus grande durée , soit dans lesaMe, soit dans le plâtre, que dans l'air.

La solution de cette question dépend de l'observation des phénomènes qu'ils présentent dans l'un et l'autre cas , jusqu'à leur mort.

Les grenouilles et les salamandres maigrissent rapidement à l'air et se dessèchent; à mesure celles maigrissent, leurs mouvemens deviennent plus difficiles : elles se meuvent cependant jusqu'à te qu'elles aient perdu la quantité d'eau nécessaire à leur existence»

J'ai ouvert Les boîtes de bois blanc et de carton ^tenant des crapauds et des salamandres , dont , je m'étais servi dans les premières expériences de ee genre, que j'ai rapportées plus haut! Ces ouvertures ont été faites dans les mois d'avril , de mai et de juin, c'est-à-dire, dans l'espace de six semaines * deux mois et demi , à dater du commencement 4e ces expériences. Je trouvai tous ces animaux Karts, et dans un état de dessiccation complète. Je. & les mêmes observations sur les grenouilles qui étaient mortes dans le sable. J'en conclus que ces animaux, dans l'un et l'autre ces , mouraient probablement par la même cause, c'est-à-dire, par b perte de fluide causée par la transpiration , perte

qui n'était point réparée ; et je présumai que la transpiration devait être moins grande dans le plâtre quç dans l'air.

C'est ce que je vérifiai par les expériences suivantes sur vingt-quatr$ grenouilles, Les unes fb« rent exposées à l'air dans des vases sees; les autres enterrées dans du sable desséché , et refroidi à 1* température de l'air. Je les renfermai dans des vases dont l'ouverture fut couverte avec de la ves*»

aie, ou du papier qu'on assujettit avec de la ficelle. Ces animaux furent gardés dans le même endroit, J'en pesai comparativement un certain nombre à difierens intervalles, à la distance de deux, trois, quatre et cinq jours , et j'ai constamment observé une perte plus grande à l'air que dans le sable. Le détail des résultats est exposé dans un tableau (i). J'ai fait des expériences analogues avec les sala--» jnandres % et j'ai obtenu nn résultat semblable. J&ai fait, à ce sujet, quelques expériences comparatif ves dans l'air et dans le plâtre, sur des crapauds , et la différence était bien plus marquée que dans W sable.

Ces résultats nous mettent maintenant à même d'éckircir ce paradoxe, que ces animaux peuvent Vivre plus longtemps dans le sable et dans le plâ-* tre que dans l'air. C'est que l'évaporatioa que rien ne répare est une cause* de mort chez les batraciens. Or, la transpiration est plus abondante

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(0 Voyez tabteaa n» i , à 1% fin du v«hiaM«

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