‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 19 sur 206 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

dans l'air que dans les corps solides ; et la mort , tontes choses égales d'ailleurs , doit y être plus prompte.

fcoreqn'on réfléchit à la raison pour laquelle la transpiration de ces animaux est moins considérable dans des corps solides , on voit que cet effet est en rapport avec des circonstances physiques , qui augmentent ou diminuent la rapidité de F évaporât ion. Ainsi, les particules des corps solides, en diminuant l'espace dans lequel les Tapeurs se. répandent , et en supposant à leur diffusion , doivent rendre l'évaporation sensiblement moindre dans un temps donné. Pour confirmer ce rapprochement , M. Chevillot et moi , nous avons {ait des apériences sur des grenouilles et des salamandres, que nous ayons placées sous le récipient d'une machine pneumatique , dans lequel nous faisions continuellement le vide. Nous avons pesé les ani • maux qui avaient été dans l'air, et ceux que nous avions retiré du vide. La transpiration, dans le temps , était bien plus grande dans le vide que dans l'air (i).

Enfin, en comparant l'asphyxie dans le vide avec la submersion dans l'eau, nous avons déterminé , d'après des expériences que nous avons faites sur douze grenouilles et trois salamandres, que la mort est plus prompte dans le vide que dans l'eau : c'est que dans le vide, ces animaux sont ex-

(t) Voyez, tableau n° 2 , A.

04 FRKMIÈEE PARTIE.'

posés au moins à deux causes de mort, rêva— poration rapide et abondante, jointe au défaut d'air (i).

(i) Poyezt*ble*u n°. a. B.

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