‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 180 sur 206 · CHAPITRE XVII. Si S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. Si S

tirés. Mais je ne l'ai jamais observé quand ils étaient entièrement privés dn contact de Pair, comme dans le cas de submersion*. Lorsque, au contraire, dans des quantités limitées d'air, ils l'ont altéré de manière à ne pouvoir plus exercer de mtfavemens respiratoires , ce fluide a encore une action vivifiante qui entretient un reste de vie à un degré suffisant pour qu'elle se développe ensuite par l'exposition à l'air pur. Mais cette action est trop faible sur les adultes placés dans les mêmes circonstances.

En limitant autrement l'action de 1 air, on verra d'une manière très-sensible combien la constitution des jeunes animaux est plus propre à supporter la respiration bornée. Si l'on ouvre largement la poitrine d'un adulte, les poumons s'affaissent, et les môuvemens externes volontaires et involontaires cessent presqu'aussi promptement que si l'animal était submergé sous l'eau. Cependant l'air qui est en contact avec la surface du corps et des poumons entretient visiblement une action respiratoire, puisque le cœur continue à battre et que le sang devient vermeil à la surface des

poumons.

J'ai fait la jnême opération à des chats d'un ou deux jours , dont les uns étaient privés du contact de l'air, en les mettant sous F eau : les autres étaient exposés à l'air libre. Les expériences ont été faites Jt la température de ao6 , la plus favorable à la durée de la vie sous l'eau. Le terme moyen de la des chats *tfb&ei-gé* était de 33 minutes ; celui

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des individus de même espèce et de même âge exposés à l'air était de i k. a'. Notons que dans eette circonstance , comme dans d'autres, nous avons jugé de la vie par les actes extérieurs seulement, et non par les faibles mouvemens qui se passent à l'intérieur quand ceux-là ont cessé.

Ainsi Ton voit par ces deux séries d'expériences que la respiration bornée au même degré est beaucoup plus nuisible aux adultes qu'aux jeunes animaux à sang chaud , soit très-peu de temps après leur naissance, soit long-temps après*

11 suit de ce fait que les enfans chez qui la respiration sera bornée par un engorgement des poumon? seront, toutes choses égales d'ailleurs, moins en danger que des adultes dont les rapports avec l'air seraient limités au même degré par ce genre de maladie; et comme le trouble de Téconomie, marqué par l'accélération de la respiration, de la circulation, etc. , est d'autant plus grand que lç besoin d'air est plus pressant , les symptômes d'une pneumonie seront plus intenses chez les adultes , dans les cas où l'étendue relative de l'engorgement des poumons sera également limitée de part et d'autre.

On verra facilement qu'il doit exister entre les adultes des différences de cette nature , nuis à un moindre degré , et qu elles dépendent d'une cause commune, quelles quq soient d'ailleurs les modifications accessoires. Les faits exposés précé-

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demment nous prouvent que le caractère principal qui distingue les animaux à sang chaud, à différentes époques depuis leur naissance jusqu'à l'âge adulte , est tiré de leur faculté de produire de la chaleur.

Nous avons fait voir la liaison qui existe entre Cette faculté et celle de supporter la privation totale d'air. Il en est de même de la respiration bornée. Comme nous avons constaté que les* adultes peuvent différer beaucoup entre eux par la faculté de développer de la chaleur, nous en déduirons qu'ils diffèrent de même dans leur faculté de supporter la respiration bornée. Ce' que j'avance ici, je pourrais l'appuyer sur- des preuves directes; mais je crois que l'analogie est assez forte pour qu'on m'en dispense. '

5 XXV. Ces considérations nous conduisent plus loin. Si un individu est affecté de pnenmonie , au point de mettre sa vie en* danger par la diminution de ses rapports avec Tair , l'indication la plus pressante est d'employer les moyens les plus convenables pour ramener sa constitution vers cène qui le mettrait en état de supporter cette respiration bornée. Or, quoiqu'on ne l'ait pas en vue dans le traitement consacré de tout temps à ce genre de maladie, on ne laisse pas de remplir cette indication. De quelque manière que le sang contribue à la production de chaleur , on sait , à n'en pouvoir douter , qu'il y influe puissamment. Un? légère émission de sang peut ne pas opérer

à cet égard un effet sensible; mais une évacuation suffisante ne saurait manquer de diminuer la faculté de produire la chaleur; et en se tenant dans des limites compatibles aveè la vie f plus le cas est grave , plus la soustraction doit être grande , afin de ramener le plus possible la constitution de l'individu vers celle qui a le moins besoin de Faction de l'air.

§ XXVI. L'état actuel de nos connaissances sur le sang présente des vues nouvelles qui se lient de toutes parts avec la physiologie et la pathologie.

MM. Prévost et Dumas , qui ont fait l'analyse du sang d'un grand nombre d'espèces parmi lefi vertébrés à sang froid , et les animaux à sang chaud , ont trouvé que la proportion d'eau était la plus grande chez les vertébrés à sang froid, moindre dans les mammifères , et au minimum chez les oiseaux ; ou réciproquement que le nombre relatif des globules croissait dans Tordre des classes précédentes. On voit que si l'on pouvait changer le rapport de l'eau et des globules , on aurait an autfe moyen qui tendrait k ramener la constitution d'un mammifère vers celle d'un vertébré h sang froid.

Supposons qu'on ait recours k l'ingestion de Veau pour opérer ce changement , on reconnaitrs de suite , par.ce que nous avons établi précédemment sur l'absorption, dans quelles limites étroite» ce changement sera resserré.

Pans les expériences sur les animaux les pi»

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