‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 182 sur 206 · CHAPITRE XVII. 5a I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 5a I

assentiment aux principes sur lesquels il se fonde. Or , ces principes sont immédiatement déduits de quelques-unes de mes premières récherches sur les conditions physiques de l'absorption , consignées dans le sixième chapitre de cet ouvrage, et que j'ai lues à l'Àcadémie.des Sciences en 1819.

Les expériences sur l'absorption ont été faites sut* des vertébrés à sang froid; et si l'on n'était pas disposé à admettre les application^ que j'en ai faites aux animaux à sang chaud, dans le cours de cet ouvrage, on sera pleinement rassuré en consultant le mémoire que M.1, Magèndie a lu , en 1820, sur le mécanisme de l'absorption chez les animaux à sang rouge et chaud. ( Journal de Physiologie, tome I; y

On y trouvera des expériences aussi ingénieuses que variées sut tes tàfcanes deTàbsoi-ptlon , et sur le degré dé leur activité, suivant leur plus ou moins dé plénitude. Ce sujet a été repris par M. Foderà ; €t j'engage le lëctitir qui voudrait approfondir ctette matière à likfe l'extrait dé son mémoire intitalé* 1 Recherches expérimentales sur. l'Absorption et V Exhalation. ( Archives gêner l dé Médecine , mai ï«a5, p. 57*) ' hl)'"';'

L'intérêt du sujet m'a engagé âl citer Tes principales preuves à l'appui delà jusffeské du raisonnement que j'ai exposé plus haut, puisqu'il 'sert à expliquer l'action dHin des moyennes plus puissans qui soient à la disposition de l'art ^pôur effectuer nu changement prompt et intime de la constitu-

tion , changement qui lui donne un nouveau mode de vitalité approprié aux circonstances»

Lorsqu'on considère que les vertébrés k sang froid ne diffèrent pas seulement à cet égard des animaux à sang chaud par leur faculté de support ter la respiration bornée , mais aussi par leur résistance à une foule d'autres actions délétères , bu reconnaît de suite que la méthode de traitement qui tendrait à ramener vers leur constitution celle des individus des classes supérieures , dans les limites que leur organisation comporte, les mettrait aussi dans les conditions les plus favorables pour échapper à ces causes de destruction*

§ XXVII. Nous avons vu par la comparaison • du sang des diverses espèces, et l'action de quelques moyens propres à modifier ce fluide d'une manière déterminée, comment on peut opérer ce change* ment. Mais ce changement ades bornes qui tiennent non-seulement aux proportions d'eau et des globules , mais aussi A la nature dft ces globules euxmêmes. Ils diffèrent, comme nous Pavons deji indiqué d'après les travaux de MM. Prévost ci Dumas, selon les, classes et les espèces, par leur forme et leurs dimensions. Àucwr moyen connu ne peut opérer des changeons do cette nature; et quand même nous en aurions à notre disposition > leur emploi pourrait bien être , non pas salutaire, mais mortel. En effet, ces savans ont pu rendre la vie et la santé à des animaux qui en paraissaient privés par la perte de leur sang > en leur

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en infusant d'autre dont les globules étaient de même espèce. Mais lorsqu'ils essayèrent de produire le même effet avec du sang dont les globules étaient d'espèce différente, ils réussirent d'autant moins que la forme et les dimensions de ' ces globules s'éloignaient davantage de celles des globules du sang de l'individu soumis à l'expérience, et dans les différences extrêmes, tout en ranimant d'abord l'animal , ils causaient d'horribles convulsions, bientôt suivies de 1* mort.

§XXVTO.Ilya d'autres caractères que les dimensions et la forme des globules qui ont des rapports intimesavec lemode de vitalité. Us dérivent d'abord du changement apparent que les globules subissent dans leur couleur, changement commun à tous les vertébrés. Les globules sont composés d'un noyau central blanc, et d'une enveloppe colorée en rouge; ils ne subissent que dans cette partie la modification qui lesfait passer d'un rouge obscur à une teinte verr meiile; et, suivant la nuance , ils exercent sur les phénomènes de la vie une action non moins putsn santé que celle qui dérive de leur forme et de leur* dimensions. Leurs rapport^ avec l'air déterminent l'étendue de ce changement. Un grand pom-* bre de faits consignés dans cet oiivrage s'y rap«* portent, les uns immédiatement , les autres d'une manière éloignée» et conduisent à la détermination, d'autres faits que l'état de la science met à notre portçe ; telle est surtout la nature de ceux que noua

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ayons présentes sur les altérations de l'air par la respiration; (Chapitre XVI , 4e partie- )

Comme ces faits nous portent à considérer Voxigène qui disparaît dans la respiration comme étant réellement absorbé , il s'agirait maintenant dé suivre ses traces dans l'économie , et de constater la nature de ses combinaisons et de ses actions. C'est ici que commence un nouvel ordre de recherches. Il en est de même de l'azote absorbé dans l'acte de la respiration , et des sources d'où dérive l'exhalation de ce gaz, et celle de l'acide carbonique : c'est aussi la limite prescrite à cet ouvrage ; mais je ne saurais terminer sans indiquer comment cet ordre de recherches se trouve nécessairement lié avec les découvertes récentes sur la*com position du sang et l'action du système nerveux.

§XXIXl. Nous n'avons considéré la composition du sang que sous les rapports de l'eau et des globules ; mais ce ne sont pas les seules parties qui le constituent : on sait que la portion limpide n'est pas de l'eau pure ; elle cpntient en dissolution , entre autres substances, de l'albumine, des sels, etc. , et forme ce qu'on appelle le sérum.

11 suffit dé tirer du sang à un animal vivant et de l'analyser par les moyens connus , pour y trouver plusieurs de ces substances, et en déterminer le* proportions. Mais si l'on se bornait à cette méthode, ôtï n'y découvrirait pas d'autres parties constituantes , dont la connaissance jette un grand jour, non-seulement sur la composition de ce fluide, mais

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