‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 183 sur 206 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

aussi sur les fonctions secrétaires* Les différences qu'on avait observées entre les matériaux immédiats du sang et ceux de plusieurs autres fluides de l'économie, avait fait attribuer aux uns et aUx autres une origine différente. Ainsi, l'urée, principe caractéristique de l'urine, ne se trouvant pas dans le sang par les procédés connus , on en avait conclu , avec une grande apparence de raison , qu'elle n'y existait réellement pas , et qu'elle (levait sa formation aux reins. Cette opinion a été universellement adoptée depuis la découverte de l'urée. MM. Prévost et Dumas ont pensé que cette sécrétion pouvait être envisagée de deux manières différentes, soit comme je viens de l'exposer, soit de la manière suivante; et ont trouvé le moyen de décider la question. Ils ont supposé que les reins , au lieu de former l'urée avec des matériaux tirés du sang, pouvaient lui donner, passage à mesure que le sang leur fournit ce principe tout forqié. En ce cas il se trouverait en assez petite quantité dans le sang qu'on tirerait de l'animal dans l'état naturel pour qu'on ne pût l'y reconnaître par les moyens ordinaires de l'analyse chimique; mais qu'ils suffiraient si , dans la supposition que les reins donnent passage à ce principe , on en ^arrêtait l'écoulement. L'extirpation des reins , ajrec Ips précautions nécessaires , devait remplir cette jndicatiçn ,, et alors l'urée, s'accumulant dans le sang,. deviendrait manifeste par les procédés ordinaires de l'analyse. Us découvrirent ainsi dans l'urée un

nouveau principe du sang qu'ils y trouvèrent en grande quantité , et nous firent connaître une des principales sécrétions du corps sous un nouveau point de vue.11 est probable qu'il s'applique à d'autres secret ions; toujours est-il vrai qu'on ne saurait s'assurer de la composition du sang sans cette méthode; k moins que les procédés analytiques ne soient portés à un plus haut degré de perfection. Cependant ils se perfectionnent rapidement, et les procédés que nous devons à M. Chevreul , qui consacre ses talens à l'étude de la chimie organique, l'ont mis à même de reconnaître un autre principe du sang dans une substance grasse, ayant les propriétés de celle du cerveau ; découverte qui étend encore les rapports entre la constitution du sang et celle de nos organes. • x

Les faits que je viens d'exposer sont relatifs à L'état de santé ; mais il en ist d'autres que nous devons au même chimiste, et qui constituent de nouveaux rapports entre la composition du sang dans l'état de maladie, et les sécrétions qui en dépendent. Les enfans sont sujets à une maladie qui porte le nom A' induration du tissu cellulaire. M. Chevreul, en faisant ! à l'invitation de M. Breschet, l'analyse du fluide sécrété par ce tissu, y a trouvé une substance qui se coagule à froid. II en a aussi reconnu l'existence dans le sang de ces individus, et en grande proportion. Il en est de même de la matière colorante de l'ictère qui ao compagne souveut cette maladie. Des sécrétions

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