CHAPITRE XVIT
morbides ont ainsi leurs rapports avec la constitution du sang , par la coexistence des mêmes principes dans ce fluide et dans les autres.
§ XXX. Ces rapports se multiplieront sans doute. Puisqu'une foule de principes immédiats des organes et des sécrétions doivent maintenant être rapportés au sang, ilest naturel de rechercher comment ils se trouvent en faire partie. On sait que l'appareil digestif en fournit un grand nombre; mais on ne saurait y rapporter l'origine de tous. Quoiqu'on n'ait pas observé la route que suit l'oxigène qui disparaît dans la respiration , c'est une suite nécessaire de l'absorption de toute substance , qu'elle passe en plus ou moins grande proportion dans le sang. Voilà donc évidemment une source de changemens dans ce fluide, qui pourrait donner naissance h quelques-uns des principes
qui le constituent. Cest aux recherches qu'il appartient de les déterminer.
Les recherches de cette nature paraissent intimement liées avec l'étude de F influence nerveuse, depuis que les travaux de M . Wilson Philip ont fait connaître la part du système nerveux dans la conversion en chyme des alimens ingérés dans l'estomac ; travaux dont l'exactitude a été vérifiée par les expériences de MM. Bresehet, Vavasseur, et mon frère Henry Edwards. [Arch. gén. de Méd., août 1825, p. 485. ) Quelque compliquées que soient les recherches que je viens d'indiquer, elles sont cependant de nature à être désormais poursuivies.
avec succès ; car les moyens d'investigation se sont rapidement accrus avec les difficultés.
§ XXXI. Nous avons trouvé, dans les changemens que le sang peut subir dans sa composition , une source féconde de changemens dans le mode de vitalité. Il paraîtrait d'abord que ce n'est que par cette voie que nous pouvons agir sur le système nerveux , pour modifier son action de manière à changer la constitution des individus ; à cause de Tétendue dans laquelle ce fluide peut varier f et de l'apparente immutabilité du système nerveux dans sa forme et sa structure.
Il est évident que les dimensions et les proportions de ce système ont des limites posées par la nature aux modifications que leur vitalité peut subir; cependant il est susceptible d'éprouver des changemens considérables que npus ne saurions discerner par l'inspection , mais qui se manifestent par les actions qui en résultent et qui ne proviennent pas de l'influence du sang. De pareils effets peuvent être produits par la température, ainsi que nous l'avons prouvé précédemment , par la lumière y l'électricité et une infinité 4 autres actions au contact , sans compter les causes morales. Cest ce que j'ai eu en vue en parlant de l'action spéciale de l'air sur l'économie, çtque j'ai désignée par l'expression $ influence vivifiante. Mes premières expér iepcçs i cet çgard m'ont conduit à reconnaître une action au contact, indépendamment des changemens que \ air produit dans la composition dtt