CHAPITRE fcVtt
&iug. Il en est de môme de l'eau» (Fbjrez chapitre 1, t re partie.)
C'est ainsi que l'impression de l'air sert à ranimer une vie presque éteinte dans le cas de mort apparente , et que l'homme, k cet égard , a l'avantage sur tous les animaux à sang chaud , même hyber* nans» Leur peau , couverte de poils ou de plumes , est moins accessible à l'air ; et jamais je n'ai tu aucun individu adulte qui , après la cessation de tout mouvement extérieur par la submersion dans l'eau , ait été rappelé à la vie par l'exposition à l'air # L'homme, au contraire, dont la peau est nue> dé* licate et sensible , peut être ranimé par l'action de l'air , lorsqu'il paraît avoir perdu sous l'eau'le sentiment et le mouvement»
Nous avons fait voir ailleurs que les enfaus nou», veau nés, lorsqu'ils sont privés d'air, ne doivent pas donner des signes de vie pendant un aussi long espace de temps que les jeunes mammifères île même âge qui naissent les yeux fermés : cependant ils peuvent revenir plus facilement de la mort apparente, parce que leur peau est de nature à rerevoir une plus forte impression de la part de l'air*
Nous avons vu combien la chaleur est funeste clans les cas d'asphyxie, et ceux d'une respiration très-bornée. Or, lorsque l'action de l'air est réduite aux effets qu'elle produit au contact, son influence est la plus faible possible , et l'on ne conçoit pas d'abord quel avantage l'on peut retirer de Inapplication de la chaleur. Si cette application