CHAPITRE II. 5j
Ces nouveaux résultats sont frappans, et prouvent la dépendance qui existe entre la rie des grenailles sons l'eau et là température antécédente de l'air.
Les expériences 9 faites dans les deux saisons , établissent deux faits remarquables : i°. l'inflaence de la température de l'eau dans laquelle ces animaux sont plongés ; a°. l'influence de la température de l'air pendant un certain nombre de jours avant l'expérience. On peut même évaluer l'influence relative de ces deux causes. Lorsqu'une seule cause change , elle produit à-peu-près le même effet, quelle que soit celle des deux conditions qui varie. Il suit de là que , lorsqu'on réunit les deux influences analogues à la fois , l'effet est double. C'est pourquoi , dans cette dernière expérience , l'eau étant à io° , ainsi que la température antérieure de l'air , on obtient une durée de la vie double de ce qui a lieu lorsque f eau seulement , ou la température précédente de l'air , est seule a io° ou près de ce terme, comme il est arrivé dans ks expériences précédentes. Voilà ce qui a lieu lorsque la température n'est guère plus basse eue io°. Maisil serait intéressant de déterminer si l'influence de la température antérieure de 1 air s'arrête à ce terme , ou si elle ira en augmentant jusqu'à o° , *n produisant des effets à -peu - près semblables.
Pour décider cette question , je fis les expériences
suivantes.
I.e 22 décembre de la même année , la température de l'air ayant été près de o° depuis 20 jours, je mis trois grenouilles dans de Veau à io° : elles y vécurent de 20 à 24 heures. Ainsi , l'influence de la température antérieure de l'air s'est manifestée encore, dans cette occasion , d'une manière frappante ; car , si l'on compare cette durée avec celle des expériences faites en automne et en été , dans de l'eau au même degré, on verra une progression remarquable , correspondante aux températures précédentes de l'air.
Les durées de la vie des grenouilles dans de l'eau à io° étaient , en novembre, doubles de celles qui eurent lieu en été ; et , en décembre, les résultats furent doubles de ceux qu'on avait obtenus en automne.
Tel est l'effet de l'abaissement de température de l'air jusqu'à zéro, pendant vingt jours avant l'expérience où l'eau a été à io°. Si les conséquences que nous avons tirées des expériences précédentes sont justes, on devrait, en réunissant la température précédente de l'air h o° , et celle de l'eau également à o° pendant l'expérience, obtenir un bien plus grand effet , qui devrait être au moins du double du précédent, si les mêmes causes agissent ici dans la même proportion. Pour vérifier cette conjecture , je fis l'expérience suivante.
Le 23 décembre, la température de l'air étant h o° , et ayant été à-peu-près à ce degré depuis le commencement du mois , je mis quatre grehouîlles