‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 28 sur 206 · CHAPITRE III. fyj · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. fyj

§ I. Des Quantités limitées d'eau.

Je me suis servi de verres de la capacité de o,am. que je remplis d'eau bouillie et refroidie à la température de l'atmosphère; je les renversai sur des soucoupes contenant environ o,02eel,u de la même eau. Je remplis un égal nombre de verrez d'eau aérée à la même température , et renversés dans de semblables soucoupes; j'avais préalablement introduit une grenouille dans chaque verre. Je les mis concurremment en expérience , et je notai la durée de leur existence dans ces deux conditions différentes.

Les grenouilles plongées dans l'eau aérée ont, en général , vécu plus long-temps que celles qui étaient mises dans l'eau non aérée ; mais dans ces expériences , que j'ai souvent répétées , les différences n'étaient ni assez tranchées ni assez constantes pour que ce résultat fût décisif. Il suit seulement de cette série d'expériences que la petite quantité d'eau dont je me suis servi ne renfermait pas assez d'air pour produire des différences marquées et constantes. À plus forte raison , les particules d'air qui restent dans l'eau après Tébullition, dans les vaisseaux ouverts, ne sauraient avoir d'influence sensible sur la vie des grenouilles qu'on submerge dans ce liquide, quoique MM. de Humboldt etProvençal aient observé qu'elles en avaient une très-marquée sur les poissons : c'est pourquoi je

n'ai pas eu recours au procédé qu'ils ont employé pour purger entièrement l'eau des dernières particules qui y restent lorsqu'on suit la méthode ordinaire.

Si les expériences précédentes n'ont pas donné , dans plusieurs cas , des différences assez tranchées ni asses constantes , elles devaient au moins me porter à faire d'autres essais dans lesquels la quantité d'eau aérée serait plus considérable, aûa d augmenter la quantité d'air.

Le 10 novembre, l'air étant à n° et l'eau à 1 5°, je remplis d'eau aérée six verres semblables aux précédens, et je les renversai sur la tablette d'une cuve à eau , au-dessus des ouvertures qui s'y trouvent. La cuve contenait cinquante-six litres d'eau de Seine. J'avais mis une grenouille dans chaque verre ; j'en plaçai autant dans des verres semblables, contenant de l'eau bouillie et refroidie à la température de celle de la cuve; les verres étaient placés sur des soucoupes.

Les grenouilles qui étaient dans l'eau privée d'air vécurent de 3k. 4o' à 5fc. 5o'; celles qui se trouvaient dans Veau aérée, de Gb 43' i io*4°' : ainsi les grenouilles dans l'eau aérée vécurent deui fois plus long-temps que celles qui étaient dana l'eau privée d'air.

Comme dans ces douze expériences, chacun <1< ces animaux, dans l'eau aérée, vécut plus long temps que tous ceux qui étaient dans l'eau privée d'air, je crois pouvoir regarder ces différence

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