CHAPITRE Iff, gg
partie de son volume d'air, et M. de Humboldt t déterminé que l'eau de la Seine n'en contient ?»£. Or, Pair étant en si petite quantité dans ce lapide, quoiqu'il soit constamment renouvelé, il o'a plus qu'une influence très-limitée pour balancer l'effet de l'élévation de température.
Il n'est qu'un moyen pour que ces animaux y résistent, c'est de venir à la surface respirer l'air • de l'atmosphère , sans quoi la plupart des grenouilles plongées sous une eau courante succomberaient à une aussi faible température que celle de i2° ou i4°. Ces expériences présentent des rapports importons entre les quantités d'air et les degrés de température; On voit qu'ils ont une influence inverse, et qu'on peut, dans de certaines limites , balancer les effets de l'une de ces causes au moyen de l'autre* .
U petite quantité d'air contenu dans l'eau audessous de io°, qui suffit pour entretenir la vie des batraciens plobgés sous ce liquide , produit an changement extraordinaire dans leur manière d'être. On connaît l'extrême agilité des grenouilles, et combien elles sont différentes, à cet égard, des crapauds ; mais leur séjour sous l'eau aérée fait disparaître cette différence. 11 fait plus encore; elles deviennent si lentes dans leurs mou-, Tanens, qu'elles le sont plus que les tortues; le moindre bruit qui, dans leur état de liberté, leur causait des terreurs paniques, ne leur fait plus d'impression . La lumière qui les appelle si facile-
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ment à la surface , dans d'autres occasions , ne le fait plus monter, lorsque la température de l'eai est assez basse. Elles ont cependant , à ce degré , l'usage de leurs sens et de leurs mouvemens; mai; dans l'air , à la même température, elles ont uni grande mobilité. Ainsi donc l'habitation sous l'eau, qui les soustrait à l'action de l'atmosphère, change tellement les mœurs de ces animaux, qu'ils sembleraient appartenir à une autre espèce , si leui forme ne rappelait celle dont ils font partie.
CHAPITKE IV.