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CHAPITRE IV

De l'Action vivifiante de l'Atmosphère,

§ I. Influente de la respiration, cutanée.

0? *ait généralement que l'atmosphère en contact avec les poumons contribue puissamment à Tentretien de la vie; mais on connaît peu son action sur la peau»

Afin d'apprécier la part de l'atmosphère dans F entretien de la vie > en agissant sur cet organe. , il est nécessaire de supprimer les fonctions des poumons* La suspension de leur action étant par elle-même une grande entrave au jeu des autres organes , il importe de ne pas ajouter à cet obstacle par la manière d'arrêter la respiration. Il s'agit d'exclure l'air des poumons , en faisant le moins de violence possible au corps. On y réussi" rait si Ton pouvait intercepter l'air en recouvrant ou en bouchant l'entrée de l'organe pulmonaire* Cette entrée est si petite qu'elle ne consiste que

dans deux points, qui sont les narines; car jamais

ces animaux n'ouvrent la bouche pour respirer;

ftais de quelque façon que je m'y sois pris, je n ai

J» parvenir k fermer ces ouvertures* Comme la bouche de ces animaux, lorsqu'ils

respirent, est nécessairement fermée, pour faîrte entrer l'air dans les poumons par un mouvement de déglutition , on a imaginé d'arrêter ce mode d'inspiration en leur tenant la bouche ouverte.

On a fait, en Allemagne, des recherches à cet égard ; MM. Cuvier et Duméril ont vérifié que c'était un moyen d'entraver la respiration de ces animaux. J'ai cherché à déterminer s'il pouvait m'être utile pour le but que je m'étais proposé.

Je plaçai dans la bouche d'une grenouille uu petit bâton en travers , qui dépassait un peu de chaque côté ; il fut assujetti par un fil à ses deux extrémités, puis sous l'aisselle des membres antérieurs : la bouche restait ainsi ouverte. Je fis cette expérience sur six grenouilles, qui furent placées sous un verre , dans une soucoupe ; les bords du verre étaient légèrement soulevés pour permettre à l'air de se renouveler, et l'on eut soin d'entretenir un peu d'eau dans la soucoupe, pour fournir àj'animal l'humidité nécessaire. La température était alors de o4°. Dans cet état, cinq moururent le lendemain ; la sixième vécut sept jours.

L'état de gène que peut causer un bâillon en tenant la bouche ouverte , la légère compression du bras exercée par le lien ne peuvent , en aucun < façon , expliquer la prompte mort qui est résulté de l'expérience. Il est évident que la respiratioi était entravée ; mais elle n'était pas entièremen suspendue : seulement elle était assez embarrasse

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