‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 44 sur 206 · CH4P1TAE T · texte numérisé non relu

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V aimai. Le changement le plus appréciable est éridemment la diminution successive de la masse is liquides , et à mesure que , dans les limites indiquées , il en reste moins par les pertes précédentes*, la transpiration devient de moins en moins abondante.

En considérant ensuite le accroissement de la transpiration sous le rapport de la rapidité plus ou moins grande de *sa marche , les expériences précédentes nous fournissent un autre fait qui mérite une attention particulière : c'est que , dans les limites de temp^que j'ai indiquées, les pertes par la transpiration* dans le premier espace de temps , sont souvent dans une bien plus grande proportion que dans les mêmes temps consécutifs, et que le décroîsseuent dans ceux-ci est progressivement moindre. Eu considérant le point de départ comme le point de saturation , on pourra expr i- K mer ces phénomènes de la manière suivante, en disant que la transpiration chez ces animaux devient de moins en moins -rapide « à mesure qu'ils s'éloigentde leur point de saturation. On conçoit par là que Ton ne saurait obtenir des résultats com«parables entre eux, dans un grand nombre de es» 9 si l'on n'avait égard au point de saturation de ces animaux. Car si l'on voulait comparer la transpiration sous le rapport des poids des an^ maux , sans avoir égard au point de leor sartura** tion , ils pourraient donner des résultats qui seraient très-éloignés du rapport de leur poids, et

gO PREMIÈRE PARTIE.

qui pourraient même être inverses» : c'est ce que l'expérience confirme. Mais je ne m'arrêterai pas ici sur ce point, qui suppose des recherches sur la saturation , et qui ne peuvent trouver leur place ici ; nous y reviendrons dans la suite. •

§ II. Effet du repos et du mouvement de Voir.

Nous rechercherons maintenant la cause des fluctuations de la transpiration que nous avons observées d'heure en heure. Il était naturel de l'attribuer d'abord aux variations continuelles dépendantes de la vie; mais je me suis assuré qu'elles avaient également lieu dans l'animal mort et dans le vivant ; que cette fluctuation ne dépendait pas même de l'organisation particulière de l'animal , abstraction faite de la vie , puisqu'elle s'observe sur les corps inorganiques, comme je l'ai reconnu en soumettant k l'évaporation spontanée des morceaux de charbon de bois imbibés de liquide f et placés dans les mêmes circonstances que les animaux relativement à l'atmosphère (i). Il faut donc recourir aux agens extérieurs pour y trouver au moins la cause principale de ces variations. Or , on sait que l'atmosphère , même lorsqu'elle nous parait le plus calme , est réellement assez agitée •pour agir sensiblement sur l'évaporation par son •mouvement.

(i) Voyez tableau 5.

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