‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 45 sur 206 · CHAPITRE Y* QI · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y* QI

Ces remarques nous conduisent à examiner, l'inflience que le mouvement et le repos de l'air exercent sur la transpiration de ces animaux.

A cet effet, j'en ai suspendu dans l'appartement, à l'embrasure d'une fenêtre ouverte ; j'en ai mis, comparativement et en nombre égal , à une autre embrasure dont la fenêtre était fermée; ainsi l'air de l'appartement communiquait librement atec celui de l'extérieur ; la seule différence sensible qui existât dans la condition de ces animaux, est que les uns étaient directement exposés aux xaouvemens de l'air , et que les autres en étaient partiellement abrités.

Dans les expériences que j'ai faites à cet égard , les différences dans la transpiration étaient trèsmarquées, même dans une atmosphère qui semblait calme ; les animaux qui étaient exposés à la fenêtre ouverte perdaient au moins le double par la transpiration; et, suivant l'intensité du vent, le triple et le quadruple de ceux qui étaient placés dans l'intérieur de l'appartement (i).

Ces différences dans l'influence du mouvement de l'air sur la transpiration doivent faire attribuer principalement à cette cause les fluctuations que nous avons observées dans la transpiration examinée d'heure en heure ; mais je me suis assuré positivement de ce fait par des expériences directes. «Lorsqu'on suspend ces animaux dans des

(0 Vojc* lab. 8 et 9.

vases ouverts par le haut , et dont l'ouverture est large, pour permettre à la transpiration de se dissiper facilement dans l'air, les fluctuations d'heure en heure cessent d'avoir lieu ou sont peu marquées.

§ III. Transpiration dans Voir à l'humidité

extrême*

Ayant déterminé l'influence qu'exerce sur la transpiration l'air en repos et en mouvement, et les effets qui résultent des abris pour diminuer l'agitation de l'air, et par conséquent la transpiration , je me suis occupé de l'état hygrométrique de l'atmosphère.

La première question qui se présente est de savoir si , dans un air saturé d'humidité , la transpiration aurait lieu.

Pour y parvenir, il dut, autant que possible, écarter les autres causes qui peuvent influer sur la transpiration. À cet effet , il est nécessaire d'écarter l'influence de l'air en mouvement qui , d'après Jes expériences précédentes , produit , suivant sa vitesse, des effets si marqués.

Il a donc fallu se prévaloir de l'influence des abris pour se procurer un air parfaitement calme, et suspendre l'animal dans un vase de verre renversé »*r l'eau. 11 était assez graud pour que l'altération de l'air par la respiration n'influât pas sur la durée de la > ie. C'est ce dont je me suis assure

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parties expériences préalables. Il n'est pas besoin d'ajouter que j'ai pris toutes les précautions nécessaires pour obtenir et conserver l'humidité extrême, et j aï eu soin d'observé^ par la marche de l'hygromètre dans le vase, que l'air ne mettait que quelques minutes à parvenir au point de saturation , intervalle pendant lequel les pertes de poids , dans cette circonstance, sont à peine appréciables.

J'ai multiplié les expériences; j'ai varie l'intervalle des pesées , soit en les rapprochant , soit en les éloignant considérablement, et j'ai observé une diminution* de poids. Je sais que les altérations chimiques de l'air par la respiration doivent occasioner une diminution de poids, dans le cas où cette perte n'est pas réparée. On serait tenté d'attribuer à cette cause la déperdition qui a lieu dans l'air saturé d'humidité; mais des expériences particulières sur l'étendue de la respiration de ces animaux m'ont fait voir que la petite défalcation que cette eause exige laisse une perte plus grande , qui ne peut être attribuée qu'à la transpiration.

Il est vrai que , dans des températuresrmoyennes, l'animal a une température propre , quoiqu'elle ne diffère que très-peu de celle deq corps envi* ronnans , et que cette même cause peu* influer un peu sur sa transpiration dans l'air humide ; mais comme c'est le fait que jç recherche ici et non sa cause 9 nous dirons que l'air saturé «d'humidité n'empêche pas la transpiration , mais qu'il

g4 PREMIERE PARTIE.

la réduit à son minimum relativement à toutes le$ autreq causes que nous ayons examinées jusqu'ici (i).

§ IV. Transpiration dans F air sec*

J'ai ensuite comparé aux, effets de l'air saturé d'humidité l'influence d'un air aussi sec que je pouvais me le procurer dans ce genre d'expériences. Plusieurs causes s'opposent à ce que l'air du vase soit à la sécheresse extrême , soit au com-* mencement, soit pendant le cours de l'expérience s d'abord, la nécessité de commencer l'expérience sur la transpiration en même temps que* le dessèchement de l'air dans un vase clos, pour ne pas introduire l'animal à travers le mercure dans un vase contenant de l'air préalablement desséché; de ce passage il pourrait résulter une augmentation de poids qui rendrait l'expérience inutile ; ajoutez à cette cause la transpiration de l'animal , qui , dans un air parfaitement sec , change l'état hygrométrique de ce fluide : il meurt par les pertes qu'il éprouve , avant que la chaux ait pu ramener l'air à la sécheresse extrême , 1 moins qu'on n'emploie des appareils dont les grandes proportions ne seraient guère à la portée de l'expérimentateur.

L'hygromètre placé dans le vase avec Fi

(i) Fojrc% ub. io.

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