‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 54 sur 206 · CHAPITRE f. in · texte numérisé non relu

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ce fait ; et relative à ces animaux singuliers , qui wftdes rapports marqués avec les têtards , et qu'on ajointsa la famille des batraciens : ce sont l'axokl, la sirène et le protée.

M. Cirvier, qui a fait de belles recherches sur ces animaux , a constaté que l'axolotl avait la structure d'nne larve de salamandre; que la sirène et le protée devaient constituer des espèces de genres différons, et que les poumons de ce dernier étaient dans an état presque rudimentaire.

Tous ces animaux sont pourvus du double appareil respiratoire, de poumons et de branchies: mais l'organe pulmonaire du protée, comme nous Tenons de le voir, se trouve dans un état imparfait*

1! se pourrait que le résultat des recherches précédentes fut applicable à ces animaux. Il serait a désirer qu'on étudiât l'influence de ces conditions reunies de nourriture, d'élévation de température, de respiration aérienne, et de la présence de là lumière sur les deux premiers, l'axolotl et la sirène; et qu'on recherchât si l'exercice des poumons, par un usage fréquent de la respiration aérienne à la surface de l'eau, ne tendrait pas a supprimer les branchies , comme il arrive chez les jeu* nés batraciens; lorsque la température et la nutrition sont à des degrés convenables . Il est a remarquer que l'on a toujours trouvé le protée dans defc conditions de température , d'obscurité et de respiration dans lesquelles les branchies subsistent. En effet , il habite les eaux souterraines des lacs

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de la Carniole , où il ne peut exercer la respira-; tion aérienne , et où la température est peut-être assez basse pour maintenir les branchies.

En prolongeant considérablement le séjour des têtards sous l'eau, je me propose d'examiner jusqu'à quel point la nutrition des poumons peut en être affectée , et si la longue inaction de cet organe ne tendrait pas à l'atrophier.

Un pareil résultat pourrait servir à nous éclairer sur les causes de l'organisation du protée relativement à l'état imparfait de son organe pulmonaire. Nous rapporterons ailleurs les expériences qui ont été faites sur cet animal.

Voilà les faits et les conséquenées que j'ai à présenter sur l'influence que les conditions physiques exercent sur la forme des jeunes batraciens.

Le dernier point de Tue sous lequel j'aurais à les envisager a rapport à leur existence dans l'air ; mais ce sujet étant intimement lié avec la vie des poissons dans l'air , j'en traiterai en même temps, et je passerai de suite aux expériences que j'ai fûtes sur cet ordre d'animaux vertébrés.

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