‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 55 sur 206 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Poissons.

Ut a fait sur la physiologie des poissons des cherches plus exactes et plus multipliées que sur celle des autres animaux à sang froid. Nous devons principalement nos connaissances sur ce sujet à Spallanzani , à M. Sylvestre, et aux expériences deMM. de Humboldt et Provençal.

Mon sujet ne me conduit pas à rapporter ici les principaux résultats qu'ont obtenus ces sa vans. Je considère les poissons sous un autre point de ^e, et seulement sous les rapports qu'ils peuvent avoir avec les phénomènes que nous ont déjà présentés les batraciens.

^examinerai d'abord l'influencé de la température.

S 1". Influence de la température sur la vie des poissons dans Veau privée d'air.

Pour l'apprécier convenablemen t, il faut d'abord réduire les conditions de l'expérience à leur plijs S^de simplicité. C'est pourquoi je commencerai Ptf rechercher l'effet de la température sur les poissons dans de l'eau privée d'air.

ks expériences comparatives ont été faites sur ta individus de même espèce et aussi pareils que

it4 seconde pietie;

je pouvais les choisir, à des températures de l'eau qui ont varié de 10 en 10 degrés, entre o* et 4o°.

Il en est résulté qu'à la limite supérieure, la mort a été aussi prompte que chez les batraciens , et que la durée de la vie a augmenté progressivement à mesure] qu'on abaissait la température jusqu'à la limiteinférieure(i).

On voit ici que l'effet delà température , abstraction faite des autres influences, est tout -à -fait analogue à ce que nous avons observé sur les batraciens ; que les limites de la plus courte et de la plus longue durée de la vie des batraciens et des poissons placés dans de Veau privée d'air , sont les mêmes de part et d autre; et que, dans le même intervalle de température de o° à 4°% la durée de leur vie va en augmentant ou en diminuant suivant que la température s'abaisse ou s'élève entre ces extrêmes.

Quant aux différences que les poissons de même espèce présentent aux mêmes degrés de température entre ces limites , le volume a une influence marquée ; les plus petits ainsi que les plus jeunes sont ceux qui supportent le moins l'élévation de température.

Quelque grandes que soient les différences de la durée de la vie des petites espèces , à des températures basses, elles se confondent presque toutes

(0 Fojc* lab* t8.

Page 1