CHAPITRE I
rapport de la chaleur animale. Les uns naissent , pour ainsi dire , animaux à sang froid , les autres animaux à sang chaud.
Le caractère extérieur qui me parait en rapport arec cette différence se tire de l'état des yeux : les ans naissent les yeux fermés , les autres les yeux ouverts. Mais cette différence relative à leur chaleur ne subsiste que pçu de temps. Nous avons vu plus haut que la température des premiers s'élève successivement , et qu'au bout de quinze jours elle égale celle des adultes, ou n'en diffère que trèspeu. Remarquons que c'est vers cette époque que leurs yeux s'ouvrent. Ainsi Fétat de ces organes fournit des signes auxquels on peut distinguer , et la différence qui existe entre les mammifères nouveau nés , sous le rapport de leur chaleur , et les changemens qui surviennent à cet égard chez un grand nombre d'entre eux.
L'état des yeux n'a certainement aucun rapport direct avec la production de chaleur ; mais il peut coïncider avec une structure intérieure qui influe sur cette fonction. Il est évident que les mammifères dont les yeux sont fermés à leur naissance sont aussi moins avancés à bien des égards; mais ils se développent rapidement, et *e tardent pas à se mettre au niveau dés autres, à cette époque, tous les jeunes mammifères «at à -peu -près la même température que les «laites.
rai étendu ces recherches aux oiseaux, afin
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d'apprécier l'influence de l'âge sur ce phénomène cheç tous les animaux à sang chaud.
On sait que les oiseaux ont, en général, une chaleur plus élevée que les mammifères : on évalue cette différence à deux ou trois degrés de plus. Désirant savoir si elle était la même dans les premiers temps de la vie, je me procurai de jeunes oiseaux qui pouvaient avoir huit jours. Us étaient bien nourris et rassemblés dans leur nid. Je les en tirai successivement, et pris de suite leur température. Elle était de 55° à 36% ce qui est sensiblement au-dessous de celle des adultes. Je voulus m'assurer s'ils auraient la fa— culte de conserver leur température lorsqu'ils seraient isolés. Comme leur nid les abrite , et que leur réunion les échauffe mutuellement , je les séparai, en éloignant les corps qui pouvaient influer sur leur chaleur : celle de l'air était douce (17°). Cependant ces jeunes moineaux se refroidirent rapidement. Dans l'espace d'une heure, ils. furent réduits de 56° à 19°, lis perdirent donc 1 j° dans un espace de temps aussi court, et ce qui est digne d'attention > leur température n'était supérieure que de deux degrés à celle de l'air. Il n'est pas besoin d'ajouter qu'en continuant l'expérience ils ne dépassaient guère ce terme.
Je fis une autre série d'expériences lorsque l'aie était à aa°. Malgré cette chaleur élevée, des moineaux de même âge que les précédens se reftx>in du eut promptemeut; et cet abaissement fut tel