‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 70 sur 206 · CHAPITRE II. ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. ï

sa torpeur , et reprit l'activité quelle avait auparavant.

Ce résultat est d'un gran4 intérêt dans l'histoire des animaux hibernans. Il fyxt voir qu'ils sont susceptibles d'éprouver un abaissement considérable de température , et de s'engourdir dans toutes les saisons par d'autres causes que par le défaut de nourriture* Une autre conséquence en découle, c'est qu'il ne faut pas attribuer à un changement; dans leur .organisation , à la fin de l'été et au corn* mencement de l'automne , les phénomènes qu'ils présentent pendant l'hibernation . Ils sont en état de les offrir en tous temps , et quand jnême on re^ connaîtrait une modification de structure à l'époque ordinaire de leur assoupissement, elle ne saurai} avoir qu'on effet secondaire.

Ce fait établi , il s'agi$ dç comparer les mammifères hibernans h. ceux qui ne le sont pas , sous l,ç rapport de l'influence respective de la temçératurç extérieure sur celle de leui; corps, au printemps et en été, lorsque les uns et les autres jouissent de

toute la plénitude délaya j |V ..-,, ,;..,. „* Bappekms-nous les circonstances principale dç

l'expérience, précédente d^ns laquelle la .tempérer tiu^ d'une marmotte a été rédvi^e ,à (5% £lle,^y^ été d'abord d*n$ vpfi glacièrç pendapj yingtrpqnjT korcs, puis exposée pendant ouze heures à up froid artificiel de io° ait-dessous dé .zéro* Oiy, ce froid est assez rigoureux et; assez prolongé pour qu'on se demandes! 4es mammifère» non h ibeçnanp

t54 TROBrÈMK pabtix;

ne se refroidiraient pas de même dans- les conditions où elle a été placée , enfermée dans une boite de enivre dont le couvercle avait une très- petite ouverture qui pouvait gêner la respiration. On verra d'ailleurs, par l'observation suivante de l'auteur, que le froid n'était pas la seule cause influente* ce La marmotte, dit M. de Saissy, que j'ai engourdie par deux fois différentes, ne l'a été, je crois, que parce que je me suis avisé, quand la respiration a été bien affaiblie, déboucher le trou du couvercle. Ce n'a été que de cette manière que j* suis parvenu à l'engourdir ; car foutes les tentatives que j'avais faites avunt ont été Vaines: » '

Il y avait donc ici deux causes réunies, le froid extérieur et la gêne de la respiration , dont on ne saurait démêler les effets Respectifs. .

Nevoulant déterminer que l'influence de la jiremière cause sur le refroidissement d'un animal hibernant, comparé à d'autres animaux î sangehattd placés dans lès mêmes circonstances /je 'fis l'exponence suivante :

Au mois d'avril i8iq,Tair étant à 16*, mie chaUve-sôuris adulte, de l'espèce nomméeorw&irY/, avait une 'température de 54°- Elle était récemment prise et en bon état; Je la plaçai data- <tu| Vase deterrfr que jerèfroidi&en Tfentottraritd'è glac^ pilée et d'an péii àe sel. L'âtr y était h ib. Uri'4&W vercle était placé de manière à établir une ItbrJ communication avec l'air extérieur. Après y fcVo( laissé la chauve~souris pendant une heure, sa tenj

pà-atore était réduite à i4°. EfcSVtatt donc re-» froidie de" 20° dans un st ocmrt espaee 4e fatals ; sous la seule ïnfluënco d'une tem^èratare qm'h'ér tait pas au-rdessous de zéro. (Des fcothôns dinde ; des oiseaux adultes, places tftms les mêmes cir-

constances f ne se sont refroidis que dé deux ôvi trois degrés au plus* quoiqu'on ait continué l?lh4 fluence du froid pour compenser le$ diflerepces do volume.

Nous Toyons par 1^ que les chauves-soucis pro-r diusent habituellement moins de chaleur que ces jmimaux à sang chaud f et que c'est principalement à cette cause qu'il faut attribuer rabaissement de leur température pendant la saison froide. /Eu comparant cette expérience sur la chauve-souris adulte avec .celles que nous» avons faites sijr les jeunes animaux à sapg chppd , op y aperçoit un rapport remarquable ; ils ne produisent pas assez de chaleur popr soutenir une température élevée , lorsque l'air est & uq degré voisin de zéro. Mais il y a cette différence , que c'est an état passager chez les jeunes animaux à sang chaud , et qu'il est permanent chez les chauves-souris.

Il est évident que les autres mammifères hiberoans doivent participer plus ou moins de cette manière d'être. Les faits que j'ai exposés suffisent pour nous faire considérer ce groupe d'animaux sons le point de vue suivant ; qu'au printemps et en été, dans leur état d'activité et de veille, lorsque leur température est assez élçvcc pour ne pas

l5Ç THOIStÈMB PARTIS.

différer essentiellement de celle qui caractérise les animaux à sang chtfud* ils n'ont pas la faculté de produire autant de chaleur; et tout en admettant que d'autres causes peuvent influer sur leur refroidissement pendant leur hibernation , il faut cependant l'attribuer en grande partie à Cette par* ticularité de leur constitution.

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