CHAPITRE VIL
JDe la Transpiration.
Uff agent physique ne se borne pas à un seul rapport avec l'économie animale, il peut exercer en même temps diverses- influences. Ainsi, l'air atmosphérique , par les qualités qui lui sont propres, a une action vivifiante indispensable à l'entretien de la vie. La respiration est la fonction par laquelle cet effet a lieu. Nous en avons traité dans le chapitre précédent. Mais , en même temps que l'air atmosphérique sert à la respiration , il influe sur la conversion en vapeur d'une partie des liquides contenus dans le corps.
Cette considération nous conduit à l'étude d'une antre fonction , la transpiration > selon qu'elle est affectée par les divers états de l'atmosphère.
En nous occupant des animaux à sang froid , nous en avons déjà traité dans une grande étendue. Ces recherches nous dispenseront de donner la même extension à ce genre d'expériences sur les animaux h sang chaud. Il ne s'agit pas ici de déterminer la nature chimique de l'excrétion qui se lait par la peau et les poumons' : pour l'objet que nous nous proposons , il nous suffit de savoir qu'elle est composée d'eau et d'une très-petite
2o8 TROISIEME PA?.Tît.
portion de matière animale. Que cette matière tarie suivait les classes et selon les espèces , ou dans le même individu diversement affecté , toujours est-il vrai que l'eau est un liquide commun a toutes les pertes qui se font par la transpiration , et que la .diminution de poids que le corps subit en conséquence porte principalement sur cette partie constituante. Voilà au moins ce qm'ii y a de commun à tous les vertébrés , relativement à la nature de la transpiration. Quant à Faction des divers états de l'air pour augmenter on modérer les pertes qui se font par cette voie , chez les vertébrés à sang froid , on a vu dans les résultats de* recherches que j'ai déjà exposés , un des exemples les plus frappans de l'empire que les causes physiques peuvent exercer sur l'économie animale. Elles ont une action uniforme sur tous les animaux de ces classes que j'ai soumis à l'expérience. lies quantités absolues que des espèces différentes perdent dans les mêmes circonstances varient sou— vent dans des limites très-éloignées ; mais chaque modification de l'air dont nous avons examiné l'effet agit toujours de même sur tous , soit pour augmenter, soit pour diminuer la transpiration.
Voilà ce qu'il nous importe le plus de savoir, parce qu'il est présumable que cette influence doit s'étendre aux autres animaux, et que nous étudions principalement les espèces pour arriver à des vérités générales.
Les raisons en faveur de celle analogie sont si