‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 85 sur 206 · CHAPITRE' TIT · texte numérisé non relu

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fortes | que je me serais h peine déterminé à la térifier par l'expérience , si je n'avais considéré l'importance du sujet* Les différences qui existent entre les deux groupes d'animaux ont tellement frappé un grand nombre d'esprits, qu'ils ne sont guère disposés à admettre, par induction pour les uns , ce qui a été prouvé pour les autres. Cette réserve , en général 5 est sage , quoiqu'on puisse la porter trop loin , et se fermer ainsi l'accès à des vérités importantes , qui seraient inabordables par d'autres voies.

Il est d'ailleurs de la nature de ces recherches efe soumettre à l'action des mêmes agens extérieurs des animaux pris dans les diverses classes des vertébrés, toutes les fois qu'ils peuvent se prêter au même genre d'expériences.

Cest pourquoi nous reprendrons la même série de recherches sur la transpiration des animaux à sang diaud, que nous avons faites sur les vertébrés à sang froid, en ne les étendant pas plus loin qu'il ne faut pour nous assurer s'ils sont soumis an même genre d'influence.

• S Ier* Marche de la transpiration dans des temps égaux et successifs.

Commençons par déterminer quelle est la marche de la transpiration des animaux à sang chaud dans le cas où les circonstances extérieures ne changent pas. 11 faut d'abord s'assurer du rapport des pertes

dans une suite de temps égaux, sous une même influence extérieure : car, pour apprécier les variations de la transpiration causées parles agens physiques, il est indispensable de connaître la marche de cette fonction , dépendante de l'organisation. On peut supposer plusieurs cas : i°. que les pertes sont égales , ou à-peu-près égales , dans des temps égaux; 2°. qu'elles sont régulièrement ou irrégulièrement croissantes ou décroissantes ; 3°. enfin , tellement variables qu'on ne puisse apercevoir aucune tendance déterminée vers aucun de ces résultats. Toutes ces suppositions sont admissibles lorsqu'on rejette l'exemple des vertébrés à sang froid, jusqu'à ce que l'expérience sur les animaux à sang chaud en ait décidé.

J'ai soumis à l'expérience quatre jeunes cochons d'Inde, que j'ai placés séparément dans de petites cages de fil de fer, pour laisser un libre accès à l'air, et contenir leurs mouvemens. La température de la chambre était de i4"> terme éloigné des extrêmes de chaleur et de froid , et qui permet le libre exercice des fonctions. On évitait de produire des courans d'air, afin que la transpiration pût suivre sa marche naturelle. On avait donnéàtnangei à ces animaux, pour que leur corps fût dans le me i 1 leur état possible. Je les pesai d'heure en heure mais, dans l'intervalle , il fallait tenir compte de: excrétions urinaires et alvines pour dé ter naine les pertes par la transpiration. Une assiette etai placée sous la cage pour les recevoir. Chaque ex-

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