‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 86 sur 206 · CHAPITRE VII. 2lt · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. 2lt

créiion était pesée sur-le-champ, et la pallie liquide enlevée avec du papier Joseph, dont on déterminait le poids avant et après cette opération. L expérience dura six heures. Les pertes par la transpiration , comparées d'heure en heure, furent si variées , et présentèrent de telles alternatives en plus et en moins , qu'on n'y reconnaissait aucune tendance à une marche régulière. Mais , en établissant la comparaison de deux heures en deux heures , les pertes décroissaient successivement chez les uns, et tendaient manifestement au décroissement chez les autres : aussi , en les comparant dans un plus grand espace, à des intervalles de trois heures , le décaissement des pertes , dans ces temps égaux , était évident chez tous (i).

Je fis le même essai sur un autre genre de mammifères. Quatre souris adultes furent également placées dans de petites cages de fil de fer, avec les mêmes précautions , pour recueillir et évaluer les excrétions. La température de la chambre était de 19°. L'expérience fut continuée pendant six heures. La fluctuation que nous avions observée chez les cochons d'Inde, dans les pertes successives d'heure en heure , par la transpiration , se reproduisit également chez cette espèce. De même , la comparaison établie de deux heures en deux heures diminuait considérablement ces alternatives ; on j apercevait une tendance au déeroi&ement suc-*

(1) Voyez tab. 55.

il 2 TROISIÈME PARTIE.

cessif , qui devenait manifeste et sans exception , en prenant des intervalles de trois heures (i).

Au lieu de poursuivre ces recherches sur des mammifères , j'ai cru qu'il serait préférable de soumettre à la même épreuve des animaux pris dans l'autre classe des vertébrés à satig chaud. Si leur transpiration suivait la même marche , il devenait inutile de multiplier les faits. Plus l'organisation diffère chez des individus qui présentent les mêmes phénomènes , plus on est certain qu'ils doivent être communs à un plus grand nombre d'espèces.

Je répétai donc ces expériences sur des oiseaux. Je me servis de moineaux francs; j'en exposai quatre à l'air, dans une chambre à ig°, quatre autres à une température de 20% en employant les mêmes précautions et les mêmes procédés , pendant le même espace de temps que dans les deux cas précédens. Il ne convenait pas de donner uue plus grande durée à l'expérience , pour ne pas affaiblir le corps par une trop longue abstinence*

J'obtins la confirmation la plus complète des résultats précédens ; pertes irrégulières en plus ou en moins, considérées d'heure en heure et décrois— sèment marqué, en prenant un plus grand espace de temps. Telle était la diminution successive de la transpiration, qu'elle eut lieu, sans exceptions,

(1) Fore* ub. 56.

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