CHAPITRE VII
fait des observations à ce sujet, h des températures modérées , mais dans des conditions si compliquées, qu'on pourrait attribuer les résultats à d'autres causes qu'à celles qu'ils leur assignent.
Afin de comparer les effets de l'air sec et de l'air iwnide , il faut que toutes les autres conditions de température , de pression, etc., soient égales. Pour y réussir plus facilement , il faut faire les expériences simultanément.
Quant à l'air humide , il convient que la vapeur soit transparente, et non à l'état de vapeur visible, que les physiciens appellent vapeur vésiculaire , condition dans laquelle elle se trouve dans ta brouillards. L'autre état de l'atmosphère est le plus ordinaire , et par conséquent le plus important à connaître.
fai placé un cochon d'Inde dans une cage de flde fer; je l'ai suspendu dans Un vase de verre , loties parois avaient été préalablement mouillées, tf que je posai de suite sur l'eau. Le vase était de ta capacité de douze litres environ : en pareil cas, Vair j arrivait rapidement à l'humidité extrême; je m'en étais préalablement assuré. Dans un vase p&rfaitement semblable, je suspendis en. même temps un autre cochon dinde de la même portée, * plus semblable possible pour le poids , dont J indiquerai la différence en parlant des résultats, k vase fut placé sur deux livres de chaux vive , pour absorber l'humidité , et entouré de suif pour wtercepter le passage de l'air. Un hygromètre,
dans l'intérieur^ marquait la dessiccation progressive de l'air.
J'aurais désiré comparer les limites extrêmes de Tétat hygrométrique de l'air parfaitement sec , et de ce fluide saturé d'humidité. Il est facile de le dessécher complètement ayant l'expérience ; mais, comme on doit l'isoler pour en absorber l'humidité , et qu'il faudrait ensuite y introduire l'animal, en le passant à travers le mercure, il y augmenterait de poids en avalant de ce liquide.
En supposant même que l'on puisse sans inconvénient introduire un animal dans de l'air parfaitement sec, il ne tarderait pas h devenir humide par la transpiration , et les moyens propres à le dessécher à fur et à mesure ne seraient peut- être pas assez prompts pour le maintenir dans son état de sécheresse extrême. D'ailleurs , le degré que l'on peut obtenir par le procédé que j'ai suivi est semblable à un grand degré de sécheresse de l'air dans notre climat, où elle n'est jamais extrême , à moins qu'on ne s'élève à de grandes hauteurs. La connaissance de ces effets sera donc d'une plus grande utilité ( pratique.
La température extérieure était de i5°. La P1^* 6Îon et les autres conditions étaient les mêmes dans les expériences comparatives , excepte le* tat hygrométrique : les animaux n'étaient donc exposés qu'à éprouver d'une part les effets dW sécheresse relative , et de l'autre ceux de l'a*