CHAPITRE VII. aig
porté à l'humidité extrême. JVfais on ne saurait les placer dans ces conditions sans soter la faculté de déterminer d'une manière directe les pertes qu'ils font par les excrétions alvînes et urinaires. En les supposant égales de part et d autres, les différences dans le poids total, s'il en existe , avant et après l'expérience , seront dues à celles de la transpiration* Or, on remplit suffisamment la condition d'égalité des excrétions alvînes et urinai res en multipliant les expériences ; par ce moyen , il peut y avoir compensation dans les différences individuelles. Voyons d'abord quels sont les résultats des expériences faites d'après ces vues : nous les soumettrons ensuite à un autre examen.
Elles ont été faites sur des cochons d'Inde, dont cinq dans l' humidité extrême , et les cinq autres dans l'air relativement sec, et dont la sécheresse allait en augmentant durant tout le cours des expériences. La durée en était de six heures , excepté dans une occasion ou elle a été de huitlieures.
La comparaison des poids des animaux, avant et après l'expérience, a donné des résultats qui ne peuvent guère laisser de doute sur l'influence relative de l'air sec et de l'air humide. Dans tous les cas. les pertes dans l'air sec étaient beaucoup plus considérables que dans l'air humide (i). Un coup
(i) Voyez lab. 58.
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cl oeil sur le tableau oit les résultats numériques sont consignés , suffira pour convaincre que ces différences ne peuvent être reflet du hasard , ou, pour m'exprimer avec plus de précision , ne sauraient être rapportées aux variétés individuelles. S'il en était ainsi , le résultat n'aurait pas été uniforme; des différences en plus ou en moins se seraient trouvées indifféremment dans Tune et dans l'autre série. De plus , elles sont considérables ; ce qui ajoute beaucoup à la certitude; car, si elles étaient petites , on pourrait les négliger, à moins qu'elles ne fussent constantes dans une longue suite de faits. L'influence des variétés individuelles ne laisse pas d'être bien marquée dans le tableau que je viens de citer ; mais elle se borne à faire varier l'excès des pertes dans l'air sec sur celles qui ont lieu dans l'air humide. On voit par là une confirmation de l'action puissante de l'état hygrométrique de l'air, puisqu'elle prédomine sur les causes perturbatrices qui peuvent résulter des combinaisons variées de l'organisation et de la sensibilité des individus de même espèce.
Nous n'avons rien dit du poids relatif des auimaux soumis aux deux séries d'expériences rompra tives : ils sont nécessairement inégaux, et ce défaut de précision rendrait les résultats incertains ou illusoires, si l'on ne trouvait moyen de remédier & cet inconvénient. Si , du côté où les pertes $ont les plus grandes, les individus étaient supe-