‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 90 sur 206 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

rieurs en poids à ceux de l'autre série , on objecterait avec raison que la différence des pertes est due à l'inégalité de volume, et non aux conditions dans lesquelles ils sont placés. Mais j'ai obvié à cette objection , en plaçant les plus grands individus dans la série où je présumais, d'après lés expériences sur les animaux à sang froid , que les pertes seraient moindres. C'est ce qui a eu lieu , malgré la supériorité de poids des animaux placés dans l'air saturé d'humidité. De sorte que l'obstacle même qui s'opposait à l'exactitude de nos recherches nous a fourni les moyens de nous éclairer davantage sur l'influence de l'état hygrométrique de l'air.

On pourrait attribuer ces effets , non à la diminution de la transpiration par l'air humide, mais à celle des évacuations alvines et urinaires par la même cause. Cette supposition serait également admissible si nous n'avions aucune donnée sur ee sujet. * Comme ces excrétions sont sensibles , ou a l'occasion d'observer Pinfluence qu'exerceraient sur elles ces deux états de l'atmosphère. Quoiqu'elles soient beaucoup moins soumises à l'empire des agens extérieurs, on a cependant reconnu que l'humidité de l'air tend à augmenter ces évacuations. Or, la diminution du poids du corps ayant été moindre dans l'air humide , elle ne peut être attribuée qu'à la différence de la transpiration.

11 fallait vérifier ces résultats sur d'autres ani-

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maux à sang chaud; et, comme je lai déjà remarqué , le meilleur moyen était de les prendre parmi ceux qui diffèrent le plus des précédens par leur organisation : je les ai donc choisis parmi les oiseaux. Huit moineaux francs adultes ont été soumis à ce genre d'expériences , avec le même appareil et les mêmes précautions. Cette espèce présente ici un grand avantage pour parvenir à des résultats comparatifs. Ils diffèrent moins entre eux en poids , et sous plusieurs autres rapports individuels, que beaucoup d'autres espèces.

La vue du tableau où j'ai consigné leurs pertes dansj'air sec et dans l'air humide (i) , ne laissera aucun doute sur l'influence de ces agens. Non-seulement la diminution du poids de ces animaux est constamment plus grande dans le premier cas que dans le second, ainsi que nous l'avons constaté précédemment sur des mammifères ; mais les résultats sont d'autant plus satisfaisans qu'ils sont très-comparatifs. Les nombres qui les expriment différent peudansles expériences analogues , toutes les fois que leur durée n'excède pas les limites convenables : car , en la prolongeant au-delà de six heures , le défaut de nourriture et d'autres causes occasionent, comme je l'ai déjà remarqué > un état de souffrance qui , sans changer la prédominance des pertes dans l'air sec, peut augmenter la transpiration , en accélérant la respiration et la

(i) Fojcz lab. 5g.

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