CHAPITRE m
circulât! ou, etc. L'état de la respiration y contribue aussi puissamment (i).
Jusqu'ici nous n'ayons considéré que les différences ; mais nous pouvons trouver le moyen d'évaluer approximativement le rapport dans lequel ces pertes ont eu lieu dans les deux cas. J'ai déterminé le poids des évacuations alvines et urinaires des hait individus de même espèce exposés à l'air libre de l'appartement , pendant six heures. J'en ai pris le terme moyen , qui , soustrait de la diminution de poids subie par ceux qui se trouvaient dans l'air sec et dans l'air humide pendant le même espace de temps , donne les quantités perdues de part et d'autres par la transpiration. On trouve, par cette opération , une perte de irMI*,o4 pour ceux dans Fair sec , et de o1™**, 1 7 pour ceux dans l'air humide. H y a deux points de vue sous lesquels nous devons considérer ces résultats : le rapport de ces nombres et la quantité absolue exprimée par ce dernier; ce rapport est de 6 : 1; d'où il suit que la transpiration a été six fois plus abondante dans l'air sec que dans l'air humide.
Quelque grande que soit cette proportion , il
(•) A cause de celle fonction, il ne faut pas que les vases tiennent l'air exactement; mais assez pour qu'on puisse faire subir a ce fluide les changemens nécessaires dans son état hygrométrique. Les vases étaient formés de carreaux de verre réunis de manière a ce que l'air y pénétrât lentement pour entretenir la respiration.
a?4 TROISIÈME PARTIE.
est manifeste que, d'après les conditions des expériences qui la déterminent, elle pourrait être beaucoup plus considérable encore, puisque la sécheresse de l'air était loin d'être extrême , et qu'un plus haut degré, en augmentant les pertes par la transpiration , aurait rendu le rapport plus grand.
Ces rapports, qui expriment l'influence relative des divers états hygrométriques de l'air, sont ce qui nous intéresse le plus , parce qu'ils sont de nature à pouvoir se reproduire chez d'autres espèces, et même fournir des résultats généraux; tandis que la considération des quantités absolues ne présente le plus souvent que des données individuelles. Cependant, il ne faut pas ici les négliger entièrement. Il n'est pas indifférent de faire attention à la diminution de poids qui a lieu dans l'air à l'humidité extrême. Je me contenterai pour le moment d'observer combien peu elle était marquée. Nous avons vu que le terme moyen en a été dep|rta',i7; quantité si petite, que la transpiration semblerait en ce cas presque réduite à rien. Il en a été à-peu-près de même des expériences analogues sur les cochons d'Inde.
Ces faits paraissent très-simples; ils sont cependant très-compliqués; je les développerai dans la quatrième partie de cet ouvrage.
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§ III. înflueiice du mouvement et du repos de Pair.
Nous passerons maintenant à l'influence du mouvement et du repos de l'air sur la transpiration des animaux à sang chaud. Les recherches expérimentales que nous venons d'exposer sur Faction relative de l'air sec et humide sont de nature à éclairer cette nouvelle question. Les effets de F équilibre et de l'agitation de l'air ont des rapports intimes avec les faits précédens. La vaporisation continuelle qui a lieu autour du corps des animaux, dans un air qui n'est pas saturé d'eau , leur fait une petite atmosphère particulière, plus humide que le reste de l'air. Or, les courans renouvellent les couches qui environnent immédiatement le corps , et les remplacent par un air plus sec. Il doit donc se produire ici un effet semblable à celui que nous avons constaté plus haut* La présence d'un air relativement sec augmentera la transpiration» Elle diminuera, au contraire, dans un air calme, parce que les. couches ambiantes , en se renouvelant plus lentement, seront plus imprégnées d'humidité.
Ces effets sur l'économie se déduisent nécessairement des résultats que nous avons obtenus des recherches expérimentales sur l'influence de l'état hygrométrique de l'air* Mais nous ne pouvons adopter ce raisonnement sans examen ultérieur, Sous devons examiner si le mouvement ou le repos de Tair n'aurait pas quelque autre influence
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qui pût modifier la conclusion précédente. L'ag*tation de lair, dans le cas qui nous occupe , ne se borne pas à remplacer un air humide par un air plus sec. La température des animaux à sang chaud élève celle du fluide en contact avec eux; dans les circonstances ordinaires, le mouvement de l'atmosphère substitue des couches plus froides à des couches plus chaudes, et enlève par conséquent plus de chaleur au corps qu'il n'en perdrait, toutes choses égales d'ailleurs , par un temps calme. Ce refroidissement tend à diminuer la transpiration, et il reste à savoir si cet effet du mouvement de l'air ne l'emporte pas sur l'autre.
Je laisserai de côté tous les raisonnemens qui serviraient à établir de quel côté doit pencher la balance, pour fonder une opinion sur des preuves plus positives. J'ai comparé les pertes par la transpiration dans l'air le plus calme que je pouvais me procurer, et dans l'air modérément agité. Voici les circonstances dans lesquelles j'ai opéré. L'appareil que j'employais pour les expériences sur l'état hygrométrique de lair, servait en même temps & empêcher, autant que possible , l'agitation de ce fluide. Supposons des animaux placés chacun dans un vase fermé , mais assez grand pour que la respiration ne soit pas gênée; il est évident qu'il sera à l'abri des mouvemens de l'air libre de l*ap-~ partement. Des animaux de même espèce, placera dans celui-ci , seront donc exposés à un air pi agité. Si toutefois les autres conditions étaient I
Maître Vih hij
tt£niës , oh aurait occasion de constater les effets Comparatifs du calmé et du mouvement de l'air sur la transpiration; Il tt'est pafc possible dé se procure* le même état hygrométrique dans* les deux cas. Dans le Vase > la transpiration rend l'air plus humide qu'au dehors > et cette Condition suffit pour que la transpiration soit moindre. Si l'bh prend le parti de dessécher Fair> elle sera relativement plus grande. Mais nous verrons qu'en suivant ce der-<nier procédé, nous tirerons de cet obstacle > qui s'oppose à l'égalité dés conditions, un moyen de nous assurer davantage des effets de l'air eft mouvement et en repos. On a vu commen t nous avons évalué les pertes par la transpiration dans fair sec. Je les ai comparées avec les pertes d'a± nimaux de même espèce à l'air libre de Fappartement > et j'ai trouvé > non-seulement sur lés mammifères , mois sur les oiseaux , que les pertes étaient plus grandes dans l'air libre dé l'appartement. Or, en vertu de la plus grande sécheresse de V%ir dans les vases > la transpiration aurait dû. y être plus abondante; mais l'air y était plus calme, ef la légère agitation de l'air extérieur l'a emporté sur les effets qui seraient résultés dé la seule différence de l'état hygrométrique.
Si , nïalgré cette inégalité de condition > la balance a été eu faveur des effets dé l'air libre , nous devons en conclure qu'à plus forte raison cette prédominance aurait lieu dé part et d'autre s'il y arait eu même degré de sécheresse.