CHAPITRE PREMIER
JJes Modifications de la chaleur chez P Homme depuis la naissance jusqu'à l'dge adulte.
Ayast édnsacré la troisième partie de cet ouvrage à dés -recherches expérimentales pour constater l'influence des agens physiques sur les animaux à sang chaud, je n'ai pas parlé de l'homme, parce qu'il ne pouvait être soumis à l'expérience.
Les résultats que j'ai obtenus sont tellement uniformes, qu'ils s'appliquent nécessairement à tous les animaux à sang chaud. Je dis nécessairement , parce que la force de l'analogie nous y en1traine. Il n'y en a pas d'autres preuves; il ne saurait y en avoir; car jamais on n'établira defc vérités générales, en physiologie, sur des preuves directes , fondées sur l'examen dé chaque individu, ou même de chaque espèce. On ne peut espérer d'arriver jamais à les connaître toutes; et h
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coup sûr, on ne les soumettra pas an même genre d'observations et d'expériences.
Il faut donc se borna1 dans ces recherches i mais ce n'est qu'après avoir assez multiplié les faits particuliers pour que la force d'analogie apièqe la conviction, Malheureusement, il n'y a pas là de limite bien tracée ; elle Tarie suivant les esprit* , qui sont plus ou moins exigeans pour le nombre et la nature des faits , et les espèces d'animaux auxquelles on applique les principes qui résultent de ces faits.
Considéré sops le rapport de la structure» l'homme p été rangé dans la classe des mammifères, non d'après le seul caractère que cette dénomination exprime , mais d'après une foule d'autres.
Unique par son intelligence , il se rapproche des mammifères par les nécessités de la vie, communes à tous les êtres qui qnt une organisation semblable.
Comme eux les forces mécaniques le détruisent, et son intelligence ne lui sert que pour opposer à ces forces des forces de même nature.
L'homme souffre, comme eux, des extrêmes de chaleur et de froid, et y succombe de même s'il ne trouve, daps l'étude qu'il a faite de ces agens destructeurs , le moyen d'opposer l'un à l'autre.
Il n'est pas moins asservi h la nécessité du contact et du renouvellement de l'air, sans lesquels sa vie s'éteindrait aussi promptcment que celle des animaux de la même classe.