‹ De l'influence des causes accessoires sur la génèse et la gravité du paludismeChapitre 10 sur 14 · M EN · texte numérisé non relu

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syphililiques (à diagnostic certain) observés, je n’ai pas d'observations suffisantes à ce sujet. Le traitement hydrargyrique qu’on leur faisait subir a peutêtre une action parasiticide sur l’hématozoaire ;

2° Tuberculose. — Beaucoup d'hommes, en particulier des récupérés reçus en renfort en 1916 (60 o/o de ces derniers) présentaient des lésions tuberculeuses, non en évolution, des sommets. La plupart contractèrent le paludisme, et ne firent pas des formes d’une gravité autre que ceux qui n’avaient pas de lésion. Quant à leurs lésions pulmonaires, elles ne présentèrent en général pas d’aggravation pendant leur séjour à la compagnie. Exception faite pour les malades cités dans les observations suivantes :

R..., 35 ans, antécédents bacillaires. AÀ mon arrivée à la compagnie je constate une sclérose assez étendue des sommets, pas de râles, bon état général, mais l’homme est assez malingre.

Fièvre d’invasion (petite continue pendant deux jours) suivie de petits accès de rechute, l’état pulmonaire n'avait pas été modifié pendant ces accès.

Accès le 10 juillet. Fièvre peu élevée (39°2) mais présente de la toux sèche, quinteuse, une dyspnée assez accentuée, l'on constate de la submatité, des sous-crépitänts fins aux deux bases, pas d’expectoration. Rate grosse. Le lendemain,

la température est de 385, souffle à la base droite, sous-

crépitants disséminés, agitation extrême maispas de délire,

anxiété. Evacué le soir. Mort le lendemain,

C..., conducteur, 32 ans, antécédents bacillaires, mais pas de signes sthétoscopiques. Paludisme depuis juillet 1916. En février 1917, un accès, comme d'habitude, le malade ne s’en préoccupe pas, et prend de la quinine. Le lendemain, toux, dyspnée légère. Sous-crépitants disséminés. Température : 3993. Rate grosse. Le malade refuse absolument d’être évacué. Le soir, la dyspnée augmente, la température est de 4o°1 ; le malade est agité, sueurs abondantes, craquements aux sommets, sous-crépitants partout. Le lendemain, souffle tubaire à la partie moyenne des deux poumous, sous-crépi-

tants partout. Evacué. Décédé le lendemain.

3° Amibiase. — Grallinsiste sur l’amibiase comme facteur d’aggravation du paludisme ; nous n'avons pas d’observations à ce sujet.

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