DE L'INFLUENCE DES COMBATS, ETC
vait à près de 5oooo hommes, soit quatre fois plus que la garnison normale de 1 1 3oo hommes qui avait été prévue.
Cette garnison était ainsi répartie au moment de l'investissement :
i** Batteries de côte : i 3/4 bataillon;
2® Positions avancées et ligne des forts : 25 i/4 bataillons ;
3° Réserve générale 171/4 bataillons;
4** Enceinte centrale : i3 milices et i compagnie.
On voit immédiatement combien était faible la réserve générale (1/6) pour une garnison de semblable importance.
D'après un ordre de la place du 3o juillet 1904 (la nuit de l'évacuation de la montagne du Loup), la répartition des troupes était la suivante :
I ° Front de mer
à) Détachement ouest : lieutenant-colonel Stolnikov.
Du 27* régiment de tirailleurs est-sibérien, i compagnie Du 28* r<^giment de tirailleurs est-sibérien, i — De l'équipage du Kouantong i —
Total 3/4 bataillon.
Rôle : Défendre la presqu'île du Tigre, depuis la caserne du 27* régiment est-sibérien jusqu'à la Queue du Tigre inclusivement.
b) Détachement est : lieutenant-colonel Vepritski.
De l'équipage du Kouantong 4 compagnies
Total I bataillon.
Rôle : Défendre la portion comprise entre la montagne d'Or et la batterie n° 22 inclusivement.
110 DE L'INFLUENCE DES COMBATS LIVRÉS SOUS PORT-ARTHfR
a" Front de terre
Glanerai Kondratenko.
a) Premier détachement ; général-major Gorbatovski.
Des a5« et a6' rég. de tir. est-sibériens. 6 bataillons
Des i5° et i6' rég. de tir. est-sibériens. 6 bataillons
Du aS' rég. de tirailleurs est-sibériens. i bataillon
3" el 7° bataillons de réserve a bataillons
De l'équipage du Kouantong a compagnies
Des gardes- frontières 2 compagnies
Du bataillon de chemins de fer ... . i compagnie
1 batt. de la 4' brîg. d'art, est-sibérienne. 8 canons
I batt. de la l' brig. d'art, est-sibérienne. 8 canons Batterie de canons de campagne de
tir rapide , 6 canons
3on endivisionnées .... S canons
Tof,.! !■«;'« '■■''"'°-"
I et 3o canons
ndre le teFraîn compris entre la montagne de la Tayangkou inclusivement en j comprenant tous âges, redoutes, batteries et tranchées et en outre positions avancées : Siaokouchan, Takoucban, . du Temple et Panlongchan.
le détachement : général-major Tserpitski. lent est-sibérien 3 bataillons
i a bataillons ment est-sibérien ) et
( 3 compagnies
i I bataillon iment est-sibérien î et
[ 3 compagnies
ge du Kouantong i bataillon
de mineurs i compagnie
lits des II* et la' régiments
eus 1 compagnie
d'artillerie est-sibérienne . , i6 canons
Totaux .
a batailloi
Bôle : Défendre le terrain compris entre Tayangkou jusqu'à la batterie du Loup blanc en y comprenant tous les forts, ouvrages, redoutes, batteries et tranchées et en outre occuper les positions avancées des montagnes de la Division, Vysokaia, Ouglovaia et le Laotichan.
3<* Réserve générale Général-major Fock.
Des i3* et i4* régiments est-sibériens
4* bataillon de réserve
7* division d'artillerie est-sibérienne.
4* brigade d'artillerie est-sibérienne.
Compagnie de sapeurs du Kouantong 4' sotnia du régiment de cosaques .
Totaux
6 bataillons I bataillon i6 canons 8 canons I compagnie I sotnia
7 I /4 bataillons,
24 canons
et I sotnia.
Postes : Dans la vieille ville et la caserne du i o* régiment : le i4* régiment et 2 batteries de la 7* division ; dans la nouvelle ville et la caserne du 11® régiment : le i3® régiment, le 4® bataillon de réserve et i batterie de la 4* brigade. La sotnia dans sa caserne et la compagnie de sapeurs répartie en petits détachements sur toute la ligne de défense.
4° Enceinte centrale
Lieutenant-colonel Diouvernouia.
1 2 milices volontaires 12 milices
La milice à pied de Port-Arthur .... i milice Détachements des 9* et io« régiments estsibériens I compagnie
1 compagnie
Totaux { et
i3 milices
Rôle ': Défendre Tenceinte centrale depuis la redoute i jusqu'à la station du chemin de fer.
(Tous les rapports devaient être envoyés à Tétat-major de la place.)
De la répartition précédente, il résulte que la réserve, insignifiante, était encore divisée en deux portions : un régiment dans la vieille ville et un autre dans la nouvelle, à g km l'une de l'autre. La ligne des forts était aussi très faiblement occupée. Ainsi, sur le front commandé par le général Gorbatovski, de la montagne de la Croix à Tayangkou, il y avait : 12 compagnies occupant les positions avancées de Siaokouchan, de Takouchan, de TAqueduc, de la redoute du Temple et de Panlongchan; 17 compagnies pour la garnison des forts et ouvrages (i compagnie dans chacun d'eux) et 36 compagnies pour la défense des intervalles sur une étendue de 12 km, cVst-à-dire trois compagnies par kilomètre, sans aucune réserve.
Cependant, aussitôt que l'ennemi entra réellement en action* la disposition générale des troupes fut immédiatement modifiée, car on s'aperçut qu'il fallait plus de trois compagnies par kilomètre pour la défense des intervalles menacés. Alors on renforça l'intervalle entre Kikouannoixl et Ehrlong avec le i3* régiment; une partie du *i8* n^jiment fut désignée pour occuper le terrain entre Kikouan«nord et le fort I. Enfin, lorsqu'il fut évident que les attaques brusquées seraient dirigées entre KikouaniuuhI et Ehrlong, on y amena un bataillon du i4* régiu^out(*V IV sorte que, le quatrième jour du bombardement* il ne restait que deux bataillons en réserve générale. \ussi» loi^qu'on entrevit la possibilité d'une pénétration do IVuueuù sur Tintervalle menacé, fitron appel à un déti^ohomeut de \ ôoo marins de l'escadre. Malgré ce rent\^t, \u^ uo ivussit qu*à empêcher la percée de l'ennemi vuw imneuir à rt^prendre les redoutes Panlong. Il fut ^UUH^ mis en évidence que la garnison était à peine suffi- HvUOe iH^ir euquVher la prise de la forteresse et garder
.*^ V vo wivN»u%M\t. \{ V «Yait «ussî des atUques sur le fjpont ouest et il
^^»ui^^ os vi*.VsMlc vl \ «ruïevirr lies troupes.
SUR LA CONSTRUCTION DES FORTS ii3
ses positions avancées. Elle n^avait pu, dans tous les cas, s'opposer à l'enlèvement de deux ouvrages au centre de l'intervalle.
Au début de l'attaque progressive du front menacé, on avait concentré sur un intervalle de 2 km environ : 2 bataillons de chacun des i3' et i4* régiments et 2 compagnies des i5* et 16* régiments, soit en tout 20 compagnies, ce qui faisait 10 compagnies (') par kilomètre, mais il fallait en retrancher cependant 7 compagnies affectées à la réserve du front, qui s'étendait sur 6 km. Cette garnison, suffisante pour une défense passive, ne permettait aucune action extérieure. Cependant, à la suite de pertes incessantes, elle fondait comme de la cire et, au mois de novembre, rares étaient les compagnies qui comptaient 60 à 70 hommes à l'effectif. Des travaux ininterrompus fatiguaient beaucoup les combattants, les affaiblissaient et engendraient des maladies. Tout cela provenait de l'impossibilité où on se trouvait de faire des relèves et de donner aux soldats un repos nécessaire, mais n'en avait pas moins des suites fatales, car l'affaiblissement des corps amène celui des émes et conduit à la pensée de la reddition.
A la fin du siège, il ne restait dans la forteresse que 5 000 hommes bien portants et 12000 à peu près aptes au combat. Le nombre des indisponibles était de 26 000 (*), c'est-à-dire plus du double de la garnison normale prévue.
L'une des causes de la chute de Port-Arthur fut donc la pénurie de la garnison et son extrême fatigue dans la dernière période de la défense, ce qui porte à conclure à la nécessité de prévoir un nombre tel de défenseurs qu'il soit possible de leur donner un repos complet, ne fût-ce que pendant peu de temps.
(*) Les compagnies ne comprenaient plus à ce moment que de lao à x5o baïonnettes.
('} laooo tués et i4ooo dans les hôpitaux.
ii4 DE L'INFLUENCE DES COMBATS LIVRÉS SOUS PORT-ARTHUB De quelle garnison faudra-t-il doter les forteresses actuelles? On répondra à cette question en s'aidant des données précédentes, mais en les appliquant seulement à l'infanterie et au génie.
Cette partie de la garnison est de beaucoup la plus nombreuse. A Port-Arthur, elle comptait : 9 régiments d'infanterie, 3 bataillons de réserve, 2 compagnies de gardes-frontières, i compagnie de marche, l'équipage du Kouarilong et les compagnies de débarquement de l'escadre. Soit un total de 29 000 hommes au début du siège. Ce nombre diminua progressivement et, en novembre, il n'était plus que de 17000. A ce moment, la place eut à subir des assauts successifs, mats elle pouvait encore luller avec succès. Ce n'est qu'au milieu de décembre (pi'on dut se rendre à l'évidence et qu'il fut constaté qu'il devenait impossible de tenir plus longtemps VysokEtiu, car il ne restait plus que iSgsy hommes^nombre bien juste suffisant pour la ligne des forts. C'est sur ce chiffre minimum qu'on peut se baser pour déterminer ce qu'ertt dû être la garnison de la place.
D'après des données officielles, sur le front attaqué (li,ti km), étaient concentrés 4 775 hommes et, sur le reste (17 km), 7/30 hommes. Ils avaient respectivement cuinme réserve : 4o6 et 496 hommes et à la réserve génénile ; 5 10. Par conséquent, sur 1 km du front attaqué il v avait I 3()o hommes environ, soit a, 5 hommes environ pour 3 m. Sur i km de front non attaqué, il y avait 48o hiitnmeH, Hoit 1J3 homme par mètre.
,(• service comprenait trois tours : un tiers des hommes il en armes sur la première ligne; un autre tiers répa- I. te» dé({Ats sur les fortifications de la position el le iti^nie liers était divisé en deux parties : dans l'une
SUR LA CONSTRUCTION DES FORTS ii5
les hommes se reposaient non dévêtus et dans l'autre ils se reposaient complètement.
La moitié des hommes des réserres était employée chaque nuit pour les travaux extraordinaires.
De cette façon, sur la première ligne, les hommes dormaient un jour sur trois et, dans les réserves, un jour siu* deux. Mais bien rares étaient les nuits où il ne se passait pas d'alerte, et, de ce fait, les hommes au repos complet voyaient souvent leur sommeil écourté. Ce surmenage influait énormément sur l'état physique et moral des soldats et on conçoit qu'il eût été désirable d'avoir une garnison suffisante pour donner au moins un repos complet d'une nuit sur trois aux trois tours.
On peut essayer d'appliquer les données exposées précédemment à une forteresse idéale de 9 km de rayon et dont la circonférence de la première ligne aurait par suite 56 km de développement. Il existerait, par exemple, vingt-trois forts et autant d'ouvrages intermédiaires. On peut supposer que l'attaque serait dirigée contre trois forts, deux ouvrages et deux intervalles, soit 5 km environ.
Pour le front attaqué et dans la dernière période du siège, il faudrait par conséquent 5 000 hommes et pour le reste 20800, soit un total de 26800. Afin de donner une nuit de repos complet sur deux, il y aurait lieu de doubler ce chiffre et on arriverait à 5i 600 hommes.
On a vu que la réserve de 1/6 qui avait été ménagée était complètement épuisée au mois de décembre ; il eût donc été bon d'en avoir une plus forte, c'est-à-dire de 1/4 au moins, ce qui augmente le chiffre précédent de
— - — = 12900 hommes. Finalement, dans la dernière
période, on devrait pouvoir disposer encore de 64 000 combattants.
D'autre part, il faut compter sur un déchet de moitié pendant la première période (qui a duré cinq mois à
Uà t>K t'INFUrRNCK DES COMBATS LIVRÉS SOUS PORT-ARTHUR
|\>rK\rthur el où la (lamison d'infanterie est tombée de 4\) ooo on juillet à 1 3 9:17 au milieu de décembre). Il faudi'Hil donc «lu dt^but 1 39 000 hommes.
i> chiflftx^, qui i^aratt colossal, n^est cependant pas i^\H\jtM^ i^t il :^ justifie par les pertes dans les combats fuluiSx ^fui \W(ki?^^r\uit xH^ p, 100: par la nécesâté de donner AH\ KvUuuiY^N uu rv^jv^si iudi>i>ettsable poor tes maintenir <^u Kxw etAt ^t oAivibies de soutenir U lutte.
l s^ v>îir^ù>».>i\ vie U i^Ijk^? ;>e'jùed:-rit il s^agit serait ainsi
V^ *• «■ ".► ,* 4* -s 7.^ -Ti. ► '-'fs rrr r^T^-fs •
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