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tions par la clinique seule. | "
On pouvait penser que le Éiorotens modifiait la
composition du sang et que les altérations sanguines
pouvarent jouer un rôle dans les troubles urinaires CONSé
cutifs. C’est, comme nous le verrons plus tard, à quoi
avaient pensé Junkers et Nothnagel. Ostertag, ayant
constaté, à la suite de la narcose chloroformique de l’uro-
DUR et de Fhémoglobinurie, admettait, lui aussi, la
décomposition du sang par le chloroforme. Mais Patem
ne constata jamais d hémoglobinurie et Nicbergall, à la Dr ik suite de recherches hémratologiques très complètes, | Rec conclut que le chloroforme est sans action sur la vote ; sition du sang. : BE Pour expliquer l'albuminurie, d’aucuns avaient voulu faire intervenir un trouble nerveux. Patein et Terrier | s'étaient arrêtés un instant à l'hypothèse d’une excitation du système cérébro-spinal ou du sympathique. N iebergall we faisait jouer un rôle à l’hyperexcitabilité nerveuse quise manifeste, dans certains cas, avant la narcose, dans la | genèse des accidents post-chloroformiques. On sait, en. l effet, que des désordres nerveux peuvent produire l'albu=
Æ *' d’ une véritable lésion du rein.
minurie. Mais les cylindres urinaires sont la signature ht
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- Pour Luther, les symptômes de légère intoxication ‘que l'on peut constater après l’anesthésie: sensation débriété, vomissements, inappétence, sécheresse des lèvres, ictère, accompagneraient Ste et joue-
raient un rôle dans sa production. :
Peut-on établir un rapport entre les troubles asphyxiques qui se présentent souvent dans le cours des narcoses et l’apparition des phénomènes rénaux? Dans
ue des travaux. que nous avons analysés, cer-
tains auteurs répondent à cette question, mais générale
ment d’une façon négative. Ni Lutze, ni Patein et Terrier, ni Friedlander, n ’incriminent l'asphyxie EE gère de la narcose chloroformique. LE
Il en est de même des efforts M atnlaires quelquefois : violents que font les malades, au début de l’anesthésie, pendant la période ( d'excitation. |
Lorsque. les opérés ont perdu une ble quantité de sang, On à observé souvent qu’ils présentaient des acci= dents rénaux dans une plus grande proportion. L’hémorragie prédisposerait done à l’albuminurie pour Patein et Terrier. Mais les expériences de Perls ont montré que, pour être suivie de ces troubles urinaires, la saignée devait être extrêmement abondante.
Lutze, qui n'avait jamais, dans ses recherches, trouvé de cylindrurie, faisait jouer un rôle prépondérant, dans la production de Palbuminurie au ralentissement et à l'affaiblissement de Pénergie cardiaque, dont la consé-
impur est plus dangereux que le chléroforme le plus
quence serait une stase dans les vaisseaux glomérulaires et, partant, une transsudation albumineuse,
Il semblerait, à ce propos, que l'étude des diverses albumines urinaires put donner d’utiles renseignements. Le précipité d’albumine que lon obtient par la chaleur ou par l'acide nitrique, ne décèle, en effet, que les albu- ve mines en bloc. Après la narcose chloroformique, l'albu- A. minurie est-elle constituée par des albumines sanguines ‘ — et lesquelles — ou par des albumines cellulaires? Une réponse précise pourrait peut-être nous permettre : de soupçonner l'intégrité ou l’altération des reins. Widal
notait la présence de sérine et de globuline. Nous avons # . # vu que Friedlander avait cherché à résoudre le problème Ne: E et que ses résultats n'étaient pas convaincants. Il trou- ue “ vait de la sérine et de la nucléo-albumine, cette dernière Fe "SR albumine étant assez fr équente: 2
Ne pourrait-on pas incriminer directement certains dE: chloroformes impurs ? Il est bien certain, comme il LE" F ÿ
découle des statistiques d'Alessandri, qu'un chloroforme
louable. Mais il existe une telle concordance dans les diverses statistiques que nous avons passées en revue, qu'il semble qu'on puisse affirmer. que n'importe quel chloroforme est susceptible de provoquer des troubles rénaux. | L | CNRS
C'est, en effet, l'opinion de la plupart des auteurs qui ne se sont occupés de la question qu'au point de vue clinique : le chloroforme, à lui seul, blesserait le rein: °
Nous pouvons donc conclure que, dans toutes les statistiques où l’on a noté la quantité de chloroforme absorbé,
la durée de l’anesthésie, les incidents de l'acte opératoire, ces différentes notions peuvent être considérées comme AS peu importantes en raison de leur variabilité même, Comment donc expliquer ce fait que sur 100 anesthé- Siés 10, 19, 20, suivant les statistiques, présentent de
= l’albuminurie et d’autres troubles uriaaires, tandis que les autres opérés, dans des conditions sensiblement identiques, restent indemnes. ? Éo> L
M. Castaigne émettait dernièrement une opinion qui. nous permettrait de répondre à cette question et qui nous satisfait. A la Société médicale des hôpitaux (séance du 4 déc. 1903) cet auteur, cherchant à expliquer la sus- 2 ceptibilité particulière du rein chez certains individus, | concevait, chez ces derniers, l'existence d’une véritable débilité Ar Chez eux, la moindre infection, la moindre intoxication, le moindre trouble dyscrasique, se tra. duisent par un ensemble de symptômes urinaires qui ne. se produisent pas, en face de la même cause, chez les ‘individus dont le rein est normal. Chez ces: débiles rénaux, le rein serait habituellement -tout juste capable de ne pas défaillir ; et M. Castaigne prend exactement É ‘exemple de l’albuminurie chloroformique pour préciser Sa conception ; les malades qui présenteraient de l’albuminurie chloroformique seraient des débiles rénaux ; la très légère intoxication que comporte l'absorption de quelques grammes de chloroforme est immédiatement, chez ces individus, suivie d’albuminurie.
Pour M. Castaigne, la débilité rénale est congénitale et héréditaire. Elle se traduirait par des lésions anato-
miques très nettes. Les individus à rein débile seraient
physiologiques, curables, transitoires, cycliques, orthos-. tatiques dont la pathogénie est encore controversée. Chez ces individus, dont le rein est atteint d’nne véritable méiopragie, on pourrait faire apparaître à volonté — et M. Castaigne a fait cette expérience — de l’albuminurie, par l'injection de blancs d'œuf ou par l'épreuve de la chlorurie alimentaire.
Morin nous le disions plus haut, nous admettons ,
volontiers l’idée de la débilité rénale congénitale. Dans un grand nombre de cas des statistiques que nous avons étudiées, rien ne nous permettait d'expliquer certaines albuminuries autrement que par un état congénital de débilité du rein. ;
Cependant, ne pourrait-il pas exister un état de débilité rénale acquis? En lisant les diverses statistiques que nous avons passées en revue, nous avons été frappé de ce fait — lorsque les auteurs avaient consigné les diagnostics de leurs opérés — que l’albuminurie et les autres phénomènes morbides urinaires, Sè manifestaient : surtout chez les malades ayant présenté depuis un certain temps une intoxication ou ayant été en but à une infection. Les troubles rénaux apparaissaient surtout chez les.
FACRECAUARS les cancéreux, les tubereuleux, les suppurants. Nous admettons donc qu'à côté de la débilité rénale congénitale, il y a place, pour expliquer les albu-
minuries chloroformiques, à une débilité rénale acquise,
ceux qui, avec une si remarquable facilité, à l’occasion r x h à ‘ à + , ;
d'infections ou d’intoxications légères, deviennent albu-
minuriques, ceux qui présentent ces albuminuries
we RS
Fou causée par Pélimination plus ou moins s prolongée par les pr
te reins, de poisons organiques. Ke |
nous faut maintenant étudier le processus intime
de l'action du chloroforme sur le rein, Nous nous adres-
serons pour cela aux recherches expérimentales et ana-
tomo-patholog giques.
A Apriori, on devait penser que le chloroforme s’élimi-
Er nait par lémonctoire rénal et que c'était au passage du
a chloroforme par le rein que se produisaient les troubles 5 divers de cet organe. a A Mn | À Les physiologistes sont d? accord pour admettre. Que te one è 1 voies principales de lé limination du chloroforme sont ri re poumon et la peau. Où le désaccord commence, c est one € orsqu'il s’agit de savoir si le chloroforme élimine aussi par le rein cet sous quelle forme il s’élimine.
Certains auteurs, M. Pouchet, entré autres, pensent que le chloroforme ne s élimine pas en nature par le ; rein. Paul Bert chloroformant un chien jusqu’à la mort, qui survint à la trente-deuxième heure, ne retrouva dE dans l'urine, de chloroforme en nature.
Pour la majorité, en effet, le chloroforme ne s’élimi- nerait pas en nature, au niveau des reins, mais on tr ou. verait. dans l'urine les produits de sa décomposition dans l'organisme sous forme de chlorures et de formia- | tes alcalins:: °°, RE Ù Cr Zeller (1 ) opérant sur dés chiens et leur faisant ingérer
du chloroforme constate une augmentation des chlorures
AO TIR En à ;
TA Te Zeller. — Ueber die Schicksale des lodoforms und Chloroforms in Organismes. Z. f, Gb. 1883.
Kast (7) tent # chloroforme en inhalations
(ii: | àdes chiens, arrive au même résultat; de plus, ail = : É tate, dans l'urine, la présence d’une combinaison chlorée
organique. fi | RE de
D’autres auteurs, toutefois, pensent que le chloro- RE forme s’éliminerait bien, en partie du moins, à l’état de we he 3 pureté, par lurine, Marchals et Baudrimont (2) faisant | RAT barboter de l’air dans l'urine d’un sujet qui avait pris ' oies
du chloroforme, puis dirigeant cet air, après lavoir fait De x À __. passer dans un tube de porcelaine chauffé au rouge, | dans une solution d’azotate. d'argent, virent se produire ie Un précipité blanc de chlorure d'argent. Le chloroforme s’éliminerait donc, pour ces UIEPRES en nature par le
relh.
Cette même expérience avait déjà été instituée par un. È A) auteur anonyme qui publiait, en 1849, un article dans la Lancet, au sujet d’une propriété spéciale que lon FrR constate quelquefois dans l'urine des chloroformisés ; ; à savoir la réduction de la liqueur cupro-potassique. Pour. ie certains, en effet, il y aurait bien une glycosurie chloroformi que, produite par les troubles respiratoires” de ja A narcose ou par des troubles: ‘nerveux. L'anonyme de la . Lancet pense que cette réduction de la liqueur de Fehling est produite non pas par dela g slycose, mais par le chloro= $ forme en nature, cette RGPAEES ayant la propriété de …
Lt ‘+ 5 }
ag (1) Kast. — Uéber die Shea ciniger organischen Ginger | im Organismus. Z. f, Ch. 1887. AATAIES
(2) Cités in Dictionnaire Dechambre, et)
1 précipiter: l'oxydule de cuivre. C'est aussi FOPRIOE de y y, Heg gar et Kaltenbaëh (1 e }: | DO AE ‘ae A is Par contre, d’autres auteurs admettent la production | d'une véritable elycosurie chloroformique. Drapier (as À | séparant la glycose par. filtration sur du charbon animal sl peut réduire Ja liqueur. de Fehling par Peau de lavage | |
du filtratum. Pavy (3) conclut de 20 cas positifs que la
; bon est bien produite par la glycosurie. D’ autr LS. 0 auteurs, von Mering: Zeller, Külz constatent une dévia- “tion g gauche au PRES Kast, enfin, pense que ce
| pouvoir réducteur est dû à l'élimination par les urines
du chloroforme, non pas en nature, mais sous forme !