Voy., p. ex., la novelle LXXIV
riage et le condamne par une loi célèbre^ ; il identifie désormais l'union conjugale civile avec le sacrement de l'Eglise. On doit remarquer que cette loi ne fut pas faite pour notre Occident. Mais l'intervention des évêques dans les affaires publiques y amena l'adoption d'une règle semblable; et la célébration religieuse du mariage a gouverné ce contrat jusqu'au moment où la différence des cultes, introduite dans l'État, a fait prononcer l'incompétence de la loi extérieure sur les matières qui touchent à la conscience. Cette incompétence est une des conquêtes de la liberté moderne^ et les hommes sages sauront la respecter, laissant aux exagérés de tous les partis l'injure de loi athée^ par laquelle on a essayé de flétrir l'impartialité du législateur. Mais, de même qu'il faut savoir se débarrasser des idées anciennes pour juger l'époque actuelle, de même il serait dangereux de juger avec les opinions contemporaines les besoins du passé. Quand