Heineccius, lib. Il, c, rv , k
k. Capitolinus, in rîla 3J. Jnrclil 4nton.^ C. \xix. Après la mort de Pimpérati icc, jMarc-AurMe, dans le but que je viens d'indiquer, prit ])Our concubine la fiiie du procuratrur de sa femme.
Ainsi donc, depuis Auguste, le concubinal n'eut plus rien de dëslionnête * ; seulement il n'engendrait pas d'effets civils. Formé par le nu consentement et pouvant se dissoudre de même, il ne comportait aucune solennité : la dot ne s'y adaptait pas; la femme, appelée cojîcubina, arnica^ comictrix^ n'avait pas le titre honorable de mère de famille; elle ne participait pas aux honneurs de son mari; elle né faisait que partager son lit, sa table, ses affections.
Du reste, puisque le concubinat était une imitation naturelle du mariage, il était gouverné par les règles que le droit naturel impose au mariage. Il était défendu d'avoir plusieurs concubines à la fois^; c'eût été une polygamie repoussée par la civilisation romaine. Que si quelque audacieux débauché, quelque Tigellin, par exemple^, violait cette
1. Paul, 1, \k.h^ D. de verhorum s'ign'tf. Junge 1. 5, C. ad Senatusc. Orphit.