‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 150 sur 226 · L. 1, C. de coiiciill'ulis · texte numérisé non relu

L. 1, C. de coiiciill'ulis

3. Vespasien, ayant survécu à sa femme et à sa fille, eut pour concubine Csenis, affranchie. (Suétone, in Fcspns. ,

c. III.)

Les enfanls issus du concubinat [nothi) n'étaient pas bâtards*. Mais quoiqu'ils eussent un père certain, ils n'étaient pas à son égard enfants légitimes; on les appelait enfants naturels, parce que c'était une union naturelle qui leur avait donné le jour. Nés hors du mariage, ils ne pouvaient prétendre aux avantages du droit civil ; ils ne succédaient pas à leur père; ils ne portaient pas son nom ; ils n'étaient pas dans sa famille".

Mais, à Tégard de la mère, les enfants naturels avaient des droits de succession aussi étendus que les enfanls légitimes. Ainsi le voulait la logique du droit romain ; car la mère ne tenait aux enfants légitimes que par le lien du sang. Entre eux et elle il n'y avait qu'une parenté naturelle, tout à fait pareille à celle des enfants naturels; dès lors l'égalité régnait entre l'enfant issu du concubinat et celui qui était né à l'ombre de justes noces.

1. Htineccius, n" 4, et les inscriptions tumulaires qu'il rapporte,

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