Godefroy, sur la loi 2, C. Theotl. de expositls
2. L. 2, C. Just. de infani'ih. c.inos'itls, Uiinsquis'p:e so-
terreur des peines l'emportât tout d'un coup sur les mauvais conseils de l'indigence. Le mal continua à faire de nombreuses victimes. Thëodose le Grand en fut frappé. Emu du sort des enfants réduits en esclavage par la détresse de leurs pères , il se rapprocha des idées de Trajan, et crut devoir modifier le système préventif de Constantin, en autorisant l'enfant à recouvrer sa liberté sans être tenu d'indemniser l'acheteur*. Toutefois, cette concession au principe de l'imprescriptibilité de la liberté ne changea rien à l'état des mœurs. La misère des classes inférieures était plus forte que toutes les lois; elle les rendait inutiles. Yalentinien III en revint à la législation de Constan-
bolem suam iiutriat; quod si exponendam puta.verh,anîmadversioni quœ constituta est suhjacebit. (An 374.)
Godefroy pense que ces derniers mots font allusion à la peine des homicides (sur la loi 2, C, Theod. de expositis Uber'is). Gibbon est aussi de cet avis, t. VIII, p. 246 ; et c'est ce qui paraît évident quand on confère cette loi avec la loi 8, C. ad leg. Cornel. de sïcarïis^ qui punit le meurtre des enfants, (An 374.)
1. L. unie, C. Theod. de patvihus qui filios distrax^ (An 391.)
tin tandis que, sous Justinien , la liberté de l'enfant prévalut définitivement^. Mais les lois de ce prince n'étaient pas faites pour l'Occident^; là, l'histoire nous montre les conciles et les ordonnances des princes^ cherchant à protéger les enfants contre l'impitoyable calcul qui persistait à faire de l'exposition ou de la mort des nouveau-nés un moyen d'économie domestique. Il n'appartient pas à mon sujet d'entrer dans ces détails du droit du moyen âge. Je me borne à dire que les principes d'humanité que nous venons de voir le christianisme semer dans le droit romain porteront leurs fruits quand des temps plus propices seront venus, quand la propriété, descendant dans les classes inférieures par les concessions de droits d'usage, de censives, d'emphy-
1. Novelle II de ce prince. Voyez Godefroy, sur la loi précitée.