Etliic, ad Nicom.y lib. VIII, c. xii
ques, ont-elles mieux entrevu cette base de la succession suivant le droit naturel ? L'Orient ne nous donne, dans ses législations successorales, que des exclusions ou des inégalités. En Perse, en Arménie, en Afrique, la fille n'emportait rien de la maison que des meubles \ La Judée n'était pas si éloignée de la nature. Mais, elle aussi, elle sacrifiait à des influences cjui brisaient le lien des affections et l'égalité des sexes : les filles ne succédaient qu'à défaut des maies Dans la Grèce, à Athènes, nous faisons un pas de plus vers un ordre meilleur; mais il faut encore payer le tribut à des exigences politiques qui faussent la vérité naturelle. Les femmes héritaient, mais à la dure condition d'épouser, bon gré, mal gré, le plus proche parent^; elles ne pouvaient se marier avec d'autres. A Milet, il fallait qu'elles ache-