Id
3. Voy., dans Suétone, le souper d'Octave. {Oct. Auguste, 70.) Tels étaient les plaisirs indécents des hommes de cette époque de désordre politique et moral.
k. Sénèque a tracé ce portrait de main de maître. Epis t. 114, ex. de Prcvid., 3.
C'est dans ce monde élégant, mais perverti que régnaient, à coté du mépris des dieux, la morale de l'intérêt, le culte de l'égoïsme, l'enivrement de la vie sensuelle. Auguste alla puiser à cette source (comme nous le verrons plus tard) le principe de son corps de lois pour la régénération de l'Italie. Il gouvernait son époque avec les mobiles qui la faisaient agir. Mais un mauvais principe ne saurait engendrer le bien. La corruption marcha, au lieu de s'arrêter ; elle aboutit aux abominables excès dépeints par Tacite, au règne d'une Messaline % aux infamies de î*^éron^ , aux fêtes de Tigellin \
Le stoïcisme, seul, dépositaire de doctrines
1 . La corruption du monde romain a été admirablement décrite par M, Villemain dans ses Mélanges^ t. III, p. 201 et suiv.