Symmaque, e])ist. X
nimer ses forces défaillantes pour maintenir ses droits constitutionnels. Il est vrai que ce combat ressemble à celui du géant du Bojardo, qui résiste encore quand il est déjà mort. Symmaque, son zélé défenseur, Symmaque, pontife et augure (ces noms subsistaient encore près de cent ans après Constantin), est délégué par le sénat auprès de l'empereur pour plaider la cause de l'autel de la Victoire, ce palladium de la fortune romaine \ Mais quelle éloquence pourra relever la cause d'un passé impuissant ? Saint Ambroise accepta le défi au nom des générations nouvelles, au nom de l'avenir et du progrès. C'est ainsi qu'il posa la question. Sa parole, tout à la fois philosophique et chrétienne, foudroya l'homme des anciens temps, l'avocat de l'idolâtrie \ Théodose mit Jupiter aux voix dans ce même sénat qui venait de députer Symmaque, et
1. Montesq., Grand, et Dccad.^ ch. xix. Gibbon, t. V, p. 3^2. Chatoaubrlaml, Études historiques, t. II, p. kO, kl. (Édition de Wà6.)