L. 4, D. dejust. et jure
les vraisemblances pour attribuer à une simple élaboration*spontanée de la première, à un simple progrès de sa maturité , des principes si nouveaux pour elleV Ces grandes vérités que nous admirons dans Florentinus et Ulpien, le christianisme les professait depuis un siècle et demi ouvertement , hardiment , au prix du sang de ses martyrs ; et la merveille serait qu'avec leur puissance d'attraction elles n'eussent pas pénétré jusque dans des rangs politiquement hostiles. D'ailleurs le nombre des chrétiens commençait à devenir imposant. Pline le jeune, gouverneur de la Bithynie, se plaignait, sous le règne de Trajan (années 98 à 117), de ce que la nouvelle religion se propageait dans les villes, les bourgades et les campagnes , et auprès de personnes de tout âge, de tout sexe, de toute condition ; que les temples étaient presque abandonnés , les sacrifices interrompus ^ Quelques années plus
1, M, Villemain a aussi remarqué ce nouveau car.iclèitdu stoïcisme. {Mélanges, t. Ilf, p. 279.)