Voir la préface de mon commentaire du Louao^e
pénétrant plus profondément dans les esprits, ait humanisé les maîtres à un plus haut degré, et que les intérêts généraux aient été amenés, par un heureux concours de circonstahces, à se mettre d'accord avec les idées. D'aussi grandes révolutions ne s'accomplissent pas par une vertu soudaine ; des siècles de préparation sont nécessaires pour qu'elles arrivent à leur maturité. L'esclavage, quoique adouci par les mœurs chrétiennes et par des réformes pleines d'humanité, continua donc à subsister légalement et à s'alimenter aux sources hnpures de la traite et de la conquête*. Le pouvou' des maîtres, bien que contenu dans de justes limites, resta toujours protégé par la loi et armé de puissants moyens de conservation et de défense. Les lois de Constantin lui-même en font foi; ces lois, qui furent un progrès immense pour l'époque qui les vit naître, nous paraîtront peut-être bien rigides, si nous les jugeons au point de vue du dix-neuvième siè-