Ulp., I. 30, D. de reg. jnris
DE l'influence DU CHRISTIANISME, ETC. 171
rendait si parfails, qu'il s'est passé près de 600 ans sans qu'il soit arrivé de divorce dans aucune famille ? Aujourd'hui^ en s' épousant^ on fait vœu de se répudier^ et le divorce est comme un fruit du mariage ^ >♦
Vers la fin de la république, on faisait mieux. C'est à peine si on se mariait : la corruption des moeurs, la soumission des femmes esclaves, Tégoïsme produit par les malheurs publics, avaient dégoûté les Romains du mariage. Le célibat donnait une sorte d'existence considérable et privilégiée. Le célibataire était un personnage de distinction, caressé par toutes ces âmes vénales qui faisaient métier de convoiter les successions, par tous ces courtisans de la fortune qu'Horace a flétris du nom à' hœredipètes '\ La cité, dépeuplée par les guerres et les proscriptions, était menacée de