‹ De l'influence du dialecte gascon sur la langue français de la fin du 15e siecle á la seconde moitié du 17eChapitre 29 sur 38 · ADJECTIFS POSSESSIFS · texte numérisé non relu

ADJECTIFS POSSESSIFS

I. — L'adjectif possessif est souvent représenté en gascon par l'article ; on dit couramment « et pai » {le père) pour mon père.

Tallemant des Réaux connaissait ce gasconisme : « Chut, chut, luy dit-il (La Calprenède), ne me nommez point ; car si le père le sçavait . . . ^ » Le récit continue ainsi : « Une fois que le père qui ne vouloit pas que je fisse des vers me trouve comme je rimois, il se mit en colère, prit un pot de chambre, d'argent s'entend. » A ce dernier trait, on devait

1666). 11 est vrai que l'édition de 1682 donne en variante : Par le sang bleu ; mais l'édition de 1682 a été revue par La Grange et Vinot, revue, c'est-à-dire altérée en plus d'un passage.

» Acte II, scène vi; t. VIII, p. 469 (éd. Despois), . - Historiettes f VI, p. 384.

reconnaître le Gascon, tout aussi facilement qu'au gasconisme par où débute la phrase.

— « Jettent au pied les armes. » (Du Bartas. *)

— « quelque femme éplorée,

A qui la mort inique avoit ravi l'époux. » (Id.-)

II. — Le gascon ne remplace pas Tadjectif possessif par l'article, lorsqu'il s'agit d'une chose inséparable de la personne. Ainsi, tandis que le français dit : il m'a fait mal au pied, on dira en gascon : que m'a heyt maw ajp wé pè (à mon pied).

On peut relever ce gasconisme dans les vers suivants de du Bartas :

— « Il n'a devant ses yeux foy ni loy ni justice.' »

— a et ne peut à peine

D'un grand quart d'heure après reprendre son haleine. ^ »

— « Il escarbouille 5a teste... ^ »

Desgrouais reproche aux Gascons ces tournures : (f^MaJîevre m'a repris. — Vous m'avez fait mal à mon pied, ^ »

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