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mie généralement, ces mille: angoisses ridicules en elles-mêmes, presque incroyables pour un homme du métier à qui elles paraissent impossibles, dont nous avons parlé, et pourtant très réelles chez les profanes non initiés aux mystères de la salle d’opérations : la peur du chloroforme, la peur d’y rester, la peur de la douleur, de la mutilation, de la pince oubliée, etc. Comme dit Faure, « dans la plupart des maladies «qui se jugent par des opérations, la guérison est la «règle, la mort est l'exception». Et, fort de lui, le chirurgien osera affirmer avec conviction les! merveilleux progrès de son art.
Une certaine fermeté au besoin dans les raisonnements que l’on tiendra, la représentation du manque
de courage, de la défaillance devant ses devoirs
mieux que quelques mots de dépit qu’on entend
parfois proférer devant ces faibles, en imposeront
bien souvent au malade qui se reprendra même. Au besoim, si le cas ne presse pas, après avoir SOI-
gneusement montré au sujet l’inanité de ses craintes
et la nécessité de l’intervention, tant pour lui que pour les siens, on pourra renvoyer momentanément le sujet en lui faisant promettre de revenir, comptant sur la maturation consciente ou non de la petite leçon qu’on lui aura ainsi donnée.
Il ne faudra pas manquér de prendre un soin particulier du moral de ce sujet pusillanime, lorsqu'il se sera décidé.
Done, il faut prévenir le malade de son opération; naturellement, la façon de prévenir sera ménagée sans qu'il soit besoin d’insister. Chez certains, on
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usera d’une surabondance de diplomatie et, chez d’autres, avec un regard décidé et qui ne permet pas d’indécision, on aflirmera : « Alors, c’est entendu, c’est demain qu'on t’enlève ça». En général, on gagnera à éviter le mot opération, qui effraie toujours. Quelques périphrases dans le genre de la précédente,
simples mais moins brutales, seront mieux acceptées.
par l’esprit et produiront moins de choc. Préviendrat-on longtemps à lavance et indiquera-t-on l’heure? L'état d'attente que nous avons sommairement analysé est pénible, il risque de provoquer l’insomnie de la nuit qui précède, l’agitation, les angoisses, les représentations grossies par la peur, l’énervement. Ainsi, chez certains peureux, rares d’ailleurs, et chez tous les enfants, et ici c’est un principe absolu puisque ce n’est pas de leur consentement dont on tient compte, on ne préviendra pas ‘d'avance. Mais, dans la plus grande majorité des cas, on préviencra, la veille de préférence, tout en réconfortant comme il convient. Dès à présent, on rassurera le malade quant à lanesthésie, une des choses qu'il redoute le plus. Il la réclame, c’est vrai, puisqu'on entend dire, à chaque instant: «Est-ce qu’on m’endormira? », mais il l’a craint. ) | . Quant à l'heure, mieux vaut la laisser imprécise; ne pas dire : (On commencera à huit heures, mais vers huit ou neuf heures». On évitera de laisser passer lheure annoncée; au besoin, on viendra plus tôt. Et nous sommes arrivés à nous étendre quelque peu sur certaines pratiques récemment employées et très généralisées dans les, services de certains
don
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