‹ De l'influence du Moral en ChirurgieChapitre 22 sur 24 · LE) À · texte numérisé non relu

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chirurgiens, surtout américains, et qui mériteraient d'attirer l’attention de tous.

La méthode préconisée par Gathwmey, Crile, Keen entre autres, est basée sur le souci constant qui les anime de la protection du psychisme de l'individu qui doit être opéré; la nécessité est à leur sens impérieuse de l’écartement de tout choc psychique pour porter à leur maximum toutes les chances de réussite. Persuadés de la réalité, lors du choc psychique d’une lésion de la cellule nerveuse directrice de toute la machine humaine, ils usent pour l’éviter d’un très grand luxe de précautions. ;

Dans leurs cliniques, l'esprit de tous est sans cesse préoccupé en ce sens; le calme y règne lors des opérations; tout procède d’une minutie de détails soigneusement réglés d'avance. L’anesthésiste est toujours attentivement instruit; ces auteurs étudient, avec le plus grand soin, les procédés d’anesthésie, les réactions du sujet, les incidents.

L’anesthésiste prend contact la veille avec son sujet, s'attache à le réconforter, à le tranquilliser à tous points de vue et à gagner sa confiance.

Mais surtout, afin de ne pas nuire « a nocere», afin de réduire tout ce qui peut être un élément de choc psychique, anesthésique et opératoire, on institue un traitement préliminaire. (70% des malades nerveux, enfants, adultes, vieillards ont besoin, dit Gwathmey, d’autant de traitement psychique que médical». Nous n’insisterons pas sur les soins de propreté, sur la question discutée de la purge la veille et du lavement le matin de Fintervention, ni du repos

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