‹ De l'influence du Moral en ChirurgieChapitre 6 sur 24 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le Moral en Chirurgie

« L'homme ne souffre pas comme l’animal, dit € Dubois, 1l ne ressent pas des sensations brutes, il « les exaspère par ses craintes, ses réflexions pessi- « mistes; son âme est plus malade que son corps.» Nous ne voyons pas que ces paroles soient plus applicables ailleurs qu’en chirurgie.

Lors des événements terribles qui fondent avec rapidité sur un individu plus ou moins sain auparavant; lors d’une blessure sérieuse, par exemple, mille facteurs variés de soudaineté, de douleur, de peur, d’hémorragie, d’attrition, etc., s’ajoutent pour déterminer ce que, depuis longtenps, on nomme de diverses épithètes : « choc, léthargie, collapsus, stupeur» des blessés. On a dérontré ces formules imprécises, et, à leur place, on a décrit toutes sortes d'états variés : « choc traumatique vrai», « commotion cérébrale», « choc moral», «choc nerveux», etc. Mais, si on doit admettre et étudier un choc nerveux émotionnel grave; si on doit aussi distinguer dans le « choc traumatique si ceriplexe» le facteur moral, il faut plus souvent, en pr: tique, tenir compte de l’élément psychique, beaucou: n oins dramatique, ayant sur l’organisme des répe: ussions fâcheuses.

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Et d’abord, dans ce chapitre, examinons quels sont ces facteurs capables de provoquer des troubles moraux puis organiques. ë

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