‹ De l'influence du régime libre et de la thérapeutique insulinienne dirigée, sur l'évolution du "Syndrome de Mauriac" dans le diabète infantileChapitre 11 sur 32 · LE ROLE DU FOIE DANS LE METABOLISME LIPIDIQUE · texte numérisé non relu

LE ROLE DU FOIE DANS LE METABOLISME LIPIDIQUE

Parallèlement à son rôle dans le métabolisme des hydrates de carbone, l'importance du foie dans le métabolisme des graisses est également capitale. Le foie est le siège d’une grande partie du métabolisme lipidique, mais il ne fonctionne pas comme réservoir de façon physiologique, comme c’est le cas pour les glucides ; Ralli, Rubin et Rinzler ont, en effet, montré que la teneur en lipides du foie normal n’est jamais supérieure à 8 grammes pour cent.

C’est au niveau du foie que vont se produire d’importantes transformations qui vont permettre l’utilisation des graisses. Celles-ci apportées par l’alimentation, après avoir traversé la paroi intestinale se trouvent sous forme de triglycérides et se dirigent vers le foie où vont s'effectuer :

— Ja désaturation et la dégradation des acides gras, aboutissant à la production de corps cétoniques ;

— la synthèse des phospholipides dont c’est le lieu de formation le plus important sinon le seul. Or les phospholipides comptent parmi les lipides les plus importants de l’organisme ; ils sont les constituants cellulaires essentiels de la plupart des tissus, en particulier du système nerveux, et ils représentent la forme

de transport majeure des lipides dans l’organisme. La formation des phospholipides est la condition sine qua non de l’utilisation des graisses par l'organisme, de sorte que tout trouble qui diminue cette synthèse s’accompagnera d’une surcharge graisleuse du foie.

— a transformation des glucides et des te en de -

— l'élimination par la bile d’une faible quantité de phospholipides et d’acides gras ;

— J’estérification du cholestérol. L’altération du rapport cholestérol estérifié-cholestérol total, témoigne d’un trouble de la fonction lipidique du foie.

La synthèse des phosphatides constitue donc la fonction primordiale que remplit le foie dans le métabolisme des lipides ; sans elle ce métabolisme ne peut s'effectuer correctement. Or certaines substances la favorisent : ce sont les facteurs lipotropes ; d’autres, au contraire, l’entravent : ce sont les facteurs antilipotropes.

Perlman et Chaikoff ont démontré que la synthèse des phosphatides par le foie est favorisée par l’ingestion de choline, de méthionine, d’inositol ou de bétaïne. Ces substances n’augmentent pas la quantité totale des phospholipides mais les font se renouveler plus rapidement. Les mêmes auteurs ont également montré que l’augmentation de la synthèse des phosphatides dans le foie par ces substances, et l’action lipotropique des mêmes corps vis-à-vis de la stéatose, sont des phénomènes en relation très étroite ; ils ont prouvé de cette facon que la production de rte est en rapport direct avec le rôle des phosphatides dans le transport des graisses. Par conséquent les substances lipotropes protègent le foie contre la stéatose et favorisent la mobilisation des lipides hépatiques.

Inversement, les facteurs antilipotropes amènent un ralentissement de la synthèse des phospholipides et ajoutés à un régime stéatogène, sont capables d’aggraver la stéatose, et peuvent neutraliser l’action préventive de la méthionine et de la choline. Ce sont la cystine, la cystéine, le cholestérol, la thiamine, la biotine.

Les glandes endocrines, là-aussi, interviennent :

Le Pancréas : par l'insuline qui commande la transformation des sucres en graisses par l’hormone lipocaïc qui a une action lipotropique.

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