‹ De l'influenceChapitre 5 sur 70 · LK PROBLÈME · texte numérisé non relu

LK PROBLÈME

du devenu'. Son extension, en elTcL, est illimitée. 11 enveloppe tous les êtres matériels et spirituels, car tout ce qui existe agit, influe, assimile de cette nssîinilation qui nous apparaît comme la caractéristique d'une conception concrète de l'influence, d'une part, tandis que d'autre part il pose devant nous le mystère de la causalité, dont nous venons de rappeler l'antinomie. Aussi ne pourrions-nous suffire à pareille tâche.

Nous voulons donc restreindre notre effort à Vaspect humain du problème : partir du sujet agissant, que nous connaissons le m,ieux, et en étudier les influences exercées ou subies.

Il y a à cela plusieurs raisons. — D'abord l'action, qui nous importe le plus, est celle que nous pouvons avoir sur nous-mêmes et sur nos semblables : il n'est point d'influence qui nous intéresse davantage, car la morale, la pédagogie, la sociologie y sont intéressées au premier chef. — Ensuite une méthode rigoureuse semble exiger que l'on commence par l'immédiatement perçu et le bien connu ; or, rien n'est plus à notre portée que notre moi. — Enfin, cette manière rendra plus facile l'enquête expérimentale et la comparaison des deux termes de l'action, puique — mieux que toutes les autres substances — nos semblables peuvent nous révéler l'influence qu'ils ont entrepris de nous faire subir et les résultats de notre action sur eux.

Dans ces limites, peut-être apporterons-nous quelque lumière à la solution du problème de l'influence.

Page 1