OBSERVATION III
Communiquée par le docteur River.
B... (H.), de Nantes. |
Malade grand et sec n'ayant aucun passé pathologique. A Loujours été vigoureux jusqu à l’âge de 74 ans.
Il est vu depuis un an par le docteur Rivet pour de légers troubles
de prostatisme (mictions fréquentes le jour, troubles digestifs vagues, pollakyurie, polyurie nocturnes et dysurie).
Le toucher rectal montre une prostate pas très grosse, mais de consistance ferme, type prostatile chronique.
Le cathétérisme, pratiqué aussitôt après une miction, donne issue à un reliquat vésical de quelques grammes.
Le 95 octobre 1918, il présente de la rétention complète survenant au cours d'une grippe.
Une sonde béquille n° 17 est mise à demeure. Les done pulmonaires s'aggravent, puis au bout d’une dizaine de jours s'améliorent, mais alors le myocarde faiblit et une crise d'urémie lui fait courir les plus gros risques.
Une issue fatale semble prochaine, lorsque le 16 novembre il va un peu mieux. L'amélioration continue les jours suivants, la quantité d'urine émise en vingt-quatre heures augmente sensiblement, le drainage de la vessie par la sonde se fait toujours d'une façon parfaite et le 27 novembre il est hors de danger.
Le lendemain, la sonde est enlevée, mais le malade ne peut uriner seul. Une sonde de Malécot la remplace et dix jours après on refait la même expérience, mais en vain.
Nouvelle sonde à demeure. Tous les sept jours, on l’enlève et cu lement, au bout de deux mois, les mictions se rétablissent dans toute leur Roue ;
Malgré une longue convalescence, le sujet a repris, à l'heure actuelle, sa vie ordinaire, assez active, sans le moindre trouble urinaire.