‹ De l'influence sociale des concilesChapitre 15 sur 60 · DE L*ESCLAVAGE · texte numérisé non relu

DE L*ESCLAVAGE

son esclave â professer le judaïsme, ou lorsqu'il s'unissait à une esclave chrétienne, il devait perdre tous ses esclaves, sans exception (1).

Un autre concile, celui de Mâcon (o81),âéfimd aux Juifs d'avoir désormais des esclaves chrétiens : quant au Juif qui se trouv^e en posséder encore, ont permet à tout chrétien de les lui racheter, moyennant le prix fixe de 12 sols (2).

Le troisième concile de Tolède (589) interdit également aux Juifs d'avoir des esclaves chrétiens ; mais si un Juif entraîAe au judaïsme ou circoncit un esclave chrétien, lé concile déclare cet esclave libre de plein droit, sans qu'il y ait rien à payer au maître (3).

Ainsi l'atteinte portée à la liberté de conscience était punie par la mise en liberté complète de celui qui en avait souffert, au préjudice et comme punition du maître qui Tavait violée.

Le quatrième concile de Tolède défend définitivement aux luifs d'avoir des esclaves chrétiens. Tout Juif qui aura des esclaves ou desservantes chrétiennes

(1) Canon 3 1 de ce même concile d'Orléans.

(2) Canon 16.

(3) Canon 14.

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