II
Nous aurons peu de chose à dire de la puissance paternelle ; les droits de la paternité^ qui reposent avant tout sur le droit naturel, avaient été exagérés par les sociétés païennes, disposées à favoriser toujours les forts contre les faibles . L'Église consacra l'autorité des pères, mais elle la limita par l'enseignement des devoirs que Dieu y a attachés.
Tout le monde sait que le père avait le droit absolu de vie et de mort sur son enfant, et celui de le vendre et revendre jusqu'à trois fois. Sur la fin de la république on vit Gassius assisté de son conseil de famille condamner à mort son fils qui avait embrassé le parti des Gracques, et le sénateur Fulvius frapper de la même peine son fils qui était entré dans la conspiration de Catilina.
Sous les empereurs, la puissance paternelle s'affaiblit; « d'une part, dit M. Troplong, le droit de vie « et de mort s'accordait mal avec la nouvelle forme € constitutionnelle qui tendait à centraliser tous les