DB LA PUISSANCE MARITALE BT PATERNELLE
du despotisme de la puissance paternelle, fondée jadis par la république romaine. Ils durent réagir encore contre certains actes tyranniques de cette même puissance» nés d'un tout autre état social, la féodalité. On sait que pour conserver de grandes possessions territoriales et les transmettre intactes de fils aînés en fils aines, les chefs des grandes familles imposaient à leurs filles des vocations monastiques et jetaient même quelquefois leurs fils cadets, de gré ou de force, dans le sacerdoce ou dans Tordre de Malte. Le concile de Trente s'occupa surtout de protéger le sexe le plus faible ; il alla^ pour ainsi dire, au plus pressé : « Il soumit à Tanathème, toute et chaque « personne, de quelque condition et qualité qu'elle a fût, tant clercs que laïques, séculiers que régu- « liers, ceux même qui étaient revêtus de la plus « haute dignité, s'ils contraignaient une vierge, une « veuve ou toute autre femme d'entrer dans un mo- « nastère et de prendre l'habit d'un ordre quelconque, « et en même temps il excommuniait quiconque leur c prêterait sciemment aide et assistance dans l'exer- < cice de cet acte de violence morale. On soumettait « également à l'anathème ceux qui gêneraient la