‹ De L'Inondation Péritonéale dans L'avortement TubaireChapitre 13 sur 29 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Anatomie et Pathogénie.

Tous les accidents de la grossesse tubaire, quel que soit leur processus ultérieur : rupture, avortement, hématosalpinx, ont une phase commune que COUVELAIRE à appelée l'apoplerie ovulaire (1).

Les opinions varient seulement sur les causes mêmes de -cette apoplexie.

Pour les uns, comme PizLier, Cesrax (2), il s'agit d’une hypotrophie de l'œuf : «Les villosités placentaires s’atrophient, leurs arborisations diminuent, leur axe reste grêle ; la plupart subissent la transformation fibreuse, d’autres une transformation myxomateuse qui les fait ressembler aux vésicules hydropiques des môles hydatiformes de Putérus. À mesure qu'elles s'atrophient les vaisseaux maternels se débouchent et à chaque poussée congestive, soit menstruelle, soit fonctionnelle de l'utérus et de la trompe, il se fait une hémorragie en nappe entre le placenta et la paroi tubaire » (Przzrer). Cliniquement, ces réactions s'accompagnent de douleurs et de pertes survenant à propos de causes congestives quelconques, règles, trauma, examen, coït : cette cause occasionnelle est particulièrement nette dans certaine de nos observations.

Pour d'autres auteurs plus récents on doit distinguer

(1) CouverairEe, Thèse de Paris, 4901.

(2) Pauurer cité par CEsrax, Thèse de Paris, 1894.

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deux cas : l’hémorragie extra-ovulaire et l'hémorragie intra-ovulaire.

L'hémorragie extra-ovulaire amène un décollement de l'œuf et parfois même un éclatement de sa capsule au niveau de sa réfléchie : ce que Werru (1) appelle la rupture

capsulaire interne par opposition à la rupture tubaire proprement dite qu'il appelle rupture capsulaire externe en rapprochant les deux processus.

Mais nous venons de prononcer le mot de réfléchie à propos du pôle libre de l'œuf : ouvrons une parenthèse pour dire que nous n’entendons pas par là assimiler cette formation à la réfléchie des grossesses utérines : « La membrane limilante du pôle libre de l'œuf, a dit Couve- LAIRE (2) ne fait que topographiquement fonction de réfléchie ». Et Corxiz (3) a décrit cette pseudo-réfléchie comme constituée par une émanation du tissu conjonctif de la trompe entourant l'œuf à sa superficie et venant établir une limite entre la portion de la trompe où s'implante l'œuf et la portion restée normale. Du côté de l'œuf on voit des plaques syncitiales et du côté de la trompe un épithélium cylindrique à cils vibratiles. D'ailleurs le pôle libre ne tarde pas à atteindre la paroi tubaire opposée.

Donc dans l'hémorragieextra-ovulaire, il y adécollement de l'œuf vivant par l'hémorragie.

Dansl'hémorragieintra-ovulaire, au contraire, il y a tout d’abord mort de l'œuf et c'est cela même qui amène

(4) Werru, « De la grossesse extra-utérine ». Rapport au X° Congres de la Société allemande de gynécologie, Nürtzburg, 1903, 3-6 juin.

(2) Couveraire, Thèse de Paris, 1901.

(3) Corniz, « Sur l'anatomie et l’histologie de la grossesse tubaire ». Revue de Gynécologie et de Chirurgie abdominale, n° 1, février 1900.

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l'atrophie des villosités et la béance des sinus placentaires : l'hémorragie n’est plus la cause mais la conséquence de la mort de l'œuf.

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